Le 24 mai 2026, les militaires de la Section de recherches de la gendarmerie de Lille ont intercepté un véhicule à son arrivée sur le port de Sète. À son bord : 2 692 kilogrammes de stupéfiants, principalement de la résine de cannabis.
L’opération a mobilisé, en parallèle, des unités des groupements de gendarmerie du Nord et de l’Hérault, ainsi que le groupement de gendarmerie mobile de Nîmes et le GIGN, déployés simultanément sur quatre sites distincts du territoire français, apprend-on de la presse française.
Le conducteur du véhicule et un second individu, présenté par le parquet comme un « logisticien » présumé, ont été placés en garde à vue dans la foulée. Le domicile de ce dernier, situé en Île-de-France, a fait l’objet d’une perquisition : 34 000 euros en espèces et un véhicule y ont été saisis.
Comme relayé par le parquet de Lille dans un communiqué daté du 29 mai 2026, l’enquête préliminaire avait été ouverte le 13 avril 2026, sur des faits de « participation à une association de malfaiteurs, importation de stupéfiants en bande organisée et transport, détention ou cession de produits stupéfiants ». Elle a été confiée à la Section de recherches de la gendarmerie de Lille, en coordination avec la Direction générale de la sûreté nationale marocaine (DGSN).
Selon le parquet, le réseau avait organisé une filière d’acheminement depuis le Maroc vers le ressort du tribunal judiciaire de Lille, par voie maritime puis terrestre. Une partie des stupéfiants saisis était expressément destinée à l’agglomération lilloise.
Le 28 mai 2026, une information judiciaire a été ouverte. Les deux suspects ont été mis en examen : l’un placé en détention provisoire, le second incarcéré provisoirement dans l’attente d’un débat devant le juge des libertés et de la détention, fixé au 2 juin prochain.
