Dans cette question écrite, dont TelQuel Arabi a reçu copie, Hammouni souligne que, dans un contexte marqué par une hausse continue des prix, une augmentation sans précédent des coûts des aliments pour bétail et des carburants, ainsi que plusieurs années de sécheresse suivies d’une saison pluvieuse, le cheptel national a connu une dégradation progressive. Il évoque également des dysfonctionnements, insuffisances et lacunes relevés dans les opérations de recensement et de soutien du cheptel. À l’approche de l’Aïd al-Adha, les inquiétudes et interrogations de l’opinion publique nationale s’intensifient quant à la disponibilité des bêtes et à la capacité des ménages marocains à les acquérir.
Hammouni rappelle que l’Aïd al-Adha intervient cette année dans un contexte particulier, après une précédente fête marquée par l’absence d’abattage au Maroc, conformément aux orientations royales, liées à une compréhension profonde du roi Mohammed VI des impacts des conditions climatiques et des difficultés économiques et sociales, notamment pour les classes moyennes et les ménages à revenu limité.
Il ajoute que, compte tenu de l’équilibre entre l’offre et la demande, de la hausse du coût de la vie et de la détérioration du pouvoir d’achat, les citoyens se trouvent dans une situation d’incertitude, exacerbée par la flambée des prix dans les secteurs de consommation et de services essentiels. Ils craignent ainsi les répercussions de cette situation sur les prix des sacrifices cette année.
Dans ce contexte, le député a interrogé le ministre sur l’état du cheptel national, en termes de disponibilité et de qualité, ainsi que sur les mécanismes de contrôle et de régulation des prix du bétail sur le marché national, afin d’éviter toute spéculation, qu’il s’agisse des bovins, ovins ou caprins.
Il a également demandé quelles sont les préparations, dispositions et mesures prises ou envisagées par le ministère pour garantir que les prix des animaux destinés au sacrifice restent accessibles aux citoyens, en particulier aux catégories vulnérables.
Un précédent article de TelQuel indiquait que le Maroc s’oriente vers la tenue du sacrifice de l’Aïd al-Adha en 2026, après sa suspension exceptionnelle l’an dernier dans un contexte marqué par des « défis climatiques et économiques » . Selon les données issues du recensement de 2025, le cheptel ovin et caprin aurait atteint un niveau record de 30,6 millions de têtes, dépassant les niveaux habituels situés entre 25 et 26 millions. Les professionnels du secteur estiment ainsi que l’offre pourrait être « largement suffisante », avec environ 9 millions de têtes potentiellement destinées au sacrifice, pour une demande nationale généralement comprise entre 5,5 et 6 millions.
