Organisé en étroite collaboration avec les autorités locales, l’Agence pour le développement et la réhabilitation de la médina de Fès (ADER), ainsi que les services de santé, notamment le Centre hospitalier universitaire (CHU) Hassan II de Fès et la Direction régionale de la santé et de la protection sociale, cet exercice s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer les capacités d’intervention en milieu urbain complexe, en particulier au sein du tissu urbain spécifique de la médina.
Cet exercice a principalement pour objectif d’améliorer la rapidité et l’efficacité des interventions dans des zones difficilement accessibles, caractérisées par des ruelles étroites, ainsi que de tester les protocoles de sauvetage, d’évacuation et de déblaiement en cas d’effondrement ou de catastrophe majeure, tout en consolidant la coordination opérationnelle entre les différents acteurs concernés.
Le scénario retenu, qualifié de « complexe », repose sur l’hypothèse d’un incendie déclaré dans un atelier d’artisanat, suivi d’une explosion ayant provoqué un effondrement partiel du bâtiment, nécessitant une intervention urgente pour la prise en charge des victimes et la gestion simultanée de matières dangereuses.
Dans une déclaration à la MAP, le commandant régional de la Protection civile de Fès-Meknès, le colonel Abdelaziz Makhmakh, a indiqué que cet exercice vise à tester la réactivité opérationnelle et la rapidité d’intervention en cas de catastrophes, notamment au regard des spécificités géographiques de la médina, marquées par l’étroitesse des ruelles et la fragilité de certaines constructions.
Il a ajouté que cette initiative s’inscrit également dans les efforts de préservation du patrimoine historique mondial de la médina de Fès et de sauvegarde de sa valeur touristique et artisanale, soulignant que cet exercice constitue une opportunité pour identifier les points forts et les aspects à améliorer afin d’optimiser l’efficacité des interventions futures.
Des équipes spécialisées relevant du Commandement régional de la Protection civile ont été mobilisées, notamment des unités de sauvetage et de déblaiement, des équipes d’intervention en matières dangereuses, ainsi que des unités cynotechniques, qui ont joué un rôle central dans les opérations de recherche sous les décombres.
Le commandant régional a également relevé l’utilisation d’équipements modernes mis à disposition par la Direction générale de la Protection civile, permettant de simuler des conditions d’intervention réalistes dans un environnement urbain complexe nécessitant précision et rapidité dans la prise de décision.
Cet exercice a connu la participation active de plusieurs intervenants, dont le CHU Hassan II, la Direction régionale de la santé, l’ADER, ainsi que les autorités locales, la Sûreté nationale, les Forces auxiliaires et la Gendarmerie royale.
De son côté, le délégué préfectoral du ministère de la Santé et de la Protection sociale à Fès, Khalid Sniter, a souligné que cet exercice s’inscrit dans le cadre des préparatifs du plan de secours au niveau préfectoral, visant à évaluer la qualité de la coordination entre les différents intervenants et l’ensemble de la chaîne de secours.
Il a ajouté que cette simulation a permis également de tester la préparation des établissements de santé, notamment l’hôpital Al-Ghassani, en matière de gestion des situations d’urgence et d’afflux massif de victimes, tant au niveau des soins médicaux que du soutien psychologique et social.
Il a, à cet égard, précisé que les équipes médicales, paramédicales, administratives et techniques ont été mobilisées conformément aux référentiels en vigueur, notant qu’un rapport détaillé sera élaboré afin d’améliorer la qualité des interventions hospitalières à l’avenir.
Pour sa part, la directrice du CHU Hassan II de Fès, Fatima Zahra Mernissi, a affirmé que cet exercice s’inscrit dans une démarche de simulation d’une « catastrophe potentielle » au sein de la médina, visant à tirer les enseignements nécessaires pour améliorer la prise en charge des victimes et renforcer la qualité des services médicaux en situation d’urgence.
Elle a mis en avant l’importance de cette initiative pour consolider la communication et la coordination entre les différents intervenants, notamment la Protection civile et le ministère de l’Intérieur, soulignant la spécificité du site de l’exercice, caractérisé par un accès difficile nécessitant des mécanismes d’intervention adaptés.
(avec MAP)
