Œufs : la baisse des prix post-Ramadan relance le débat sur l’export

Après le mois de Ramadan, le secteur des œufs a enregistré une baisse de la demande par rapport à la période précédente, ce qui s’est directement répercuté sur le marché par un recul des prix, malgré le maintien des niveaux de production dans leurs standards habituels.

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Ce changement dans la dynamique de consommation, généralement lié au passage du Ramadan au reste de l’année, a entraîné une baisse des prix et mis une nouvelle fois en évidence la forte dépendance du secteur des œufs aux fluctuations de l’offre et de la demande.

À ce sujet, Adel Sanhaji, vice-président de l’Association nationale des producteurs d’œufs au Maroc, a indiqué que les professionnels avaient tenu une réunion avec le ministre avant le Ramadan, au cours de laquelle il a été convenu d’assurer une production supérieure à la demande afin d’éviter toute hausse des prix durant cette période. Les prix oscillaient alors entre 1 dirham et 1,20 dirham l’unité sur le marché. Il a ajouté que le ministre avait échangé avec les professionnels dans ce cadre pour maintenir la stabilité des prix et éviter toute augmentation injustifiée.

Sanhaji a précisé, dans une déclaration à TelQuel Arabi, qu’après la fin du Ramadan, la production s’est maintenue autour de 24 à 25 millions d’œufs, mais que la demande n’a plus suivi le même rythme, entraînant un recul du marché. Les prix démarrent désormais entre 0,24 et 0,65 dirham à la ferme.

Il a ajouté que l’export du surplus contribuerait à maintenir des prix raisonnables sur le marché national, en préservant à la fois les producteurs et le pouvoir d’achat des consommateurs, tout en assurant un équilibre satisfaisant pour l’ensemble des acteurs du secteur.

Dans ce contexte, il a expliqué que certains pays, comme l’Espagne, bénéficient d’un soutien logistique pour l’export des œufs, permettant aux opérateurs de conclure des contrats sur toute l’année. À l’inverse, au Maroc, la stabilité du marché ne peut être garantie, la “bourse des œufs” étant soumise à des fluctuations constantes à la hausse comme à la baisse.

Il a ajouté que l’absence de ce soutien rend difficile la conclusion de contrats à long terme, en raison de l’incertitude sur la stabilité des prix.

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Il a conclu que l’export reste possible à certaines périodes lorsque le marché est favorable, mais devient peu rentable lorsque les prix augmentent sur le marché intérieur, le coût de l’export — notamment le transport — pouvant atteindre entre 0,30 et 0,35 dirham par œuf, réduisant ainsi les marges et limitant l’intérêt de l’opération en l’absence d’un système de soutien comparable à celui en vigueur dans certains pays.