Décès d’un détenu marocain dans une prison irakienne après son transfert depuis la Syrie

La Coordination nationale des familles des Marocains bloqués et détenus en Syrie et en Irak a annoncé le décès d’Ahmed Al-Haddouchi, originaire de la ville de Nador, dans une prison irakienne, le 17 mars 2026, selon les informations communiquées à sa famille par le bureau du Comité international de la Croix-Rouge au Maroc. La cause du décès, d’après le médecin de la prison, serait une « crise cardiaque ».

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Une manifestation de la Coordination nationale des familles des Marocains bloqués et détenus en Syrie et en Irak devant le Parlement à Rabat en janvier 2022. Crédit: Tansiqiya / Facebook

La coordination a précisé que « cet événement tragique ne peut être dissocié du contexte général que vivent les détenus marocains dans ces prisons, où leurs conditions restent entourées de flou, où le contact avec eux est quasi inexistant, et où leurs droits fondamentaux sont absents ou bafoués ».

Elle a ajouté que le défunt faisait partie des jeunes récemment transférés des prisons des forces des FDS en Syrie vers l’Irak, « dans des conditions dont les détails demeurent flous, en l’absence de véritables garanties juridiques, de procès équitables, ou même d’un suivi humanitaire respectant la dignité humaine ».

La coordination souligne également que « la répétition de tels incidents soulève des interrogations urgentes quant aux conditions de détention, à la qualité des soins de santé dans ces prisons, et au respect des normes internationales des droits de l’homme ».

Elle tire aussi la sonnette d’alarme « quant au sort de dizaines de détenus vivant dans un isolement total, loin de tout regard extérieur, dans des conditions souvent décrites comme inhumaines ».

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Elle appelle enfin à l’ouverture d’une enquête internationale « transparente et indépendante » sur les circonstances du décès d’Ahmed Al-Haddouchi, « afin d’établir toute la vérité ».

« Nous exhortons également les parties concernées, au niveau national et international, à agir d’urgence pour protéger les autres détenus, garantir leurs droits juridiques et humains, et permettre à leurs familles d’être régulièrement informées de leur situation », conclut la même source.