L’Observatoire marocain de la protection du consommateur veut interdire la vente des boissons énergisantes aux mineurs

L’Observatoire marocain de la protection du consommateur a appelé à l’adoption de mesures strictes pour encadrer la commercialisation des boissons énergisantes, notamment en interdisant leur vente aux mineurs de moins de 18 ans et en obligeant les entreprises à apposer des avertissements sanitaires clairs et percutants sur leurs emballages.

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L’Observatoire marocain de la protection du consommateur a appelé à l’adoption de mesures strictes pour encadrer la commercialisation des boissons énergisantes, notamment en interdisant leur vente aux mineurs. Image d'illustration générée par IA. Crédit: Reve.Art/IA

Dans un communiqué dont TelQuel Arabi a reçu copie, l’Observatoire insiste également sur la nécessité de renforcer les contrôles au sein des établissements scolaires, en interdisant l’exposition ou la commercialisation de ces produits dans les écoles et les cantines, afin de protéger la santé des élèves.

L’Observatoire met en garde contre les dangers que représentent les boissons énergisantes pour les enfants, les adolescents et les jeunes, dans un contexte marqué par un marketing trompeur qui les présente comme une source de performance et de vitalité. Il appelle ainsi à une vigilance immédiate des autorités et de la société pour préserver la santé des citoyens.

Il exhorte aussi les familles à rester attentives aux signes d’addiction chez leurs enfants, tout en sensibilisant au fait que la véritable énergie provient d’une alimentation équilibrée. Il plaide en outre pour lutter contre la désinformation en interdisant les publicités associant ces boissons à la réussite scolaire ou sportive, estimant qu’investir dans la santé des jeunes revient à investir directement dans la sécurité et la stabilité du pays.

L’Observatoire a relevé plusieurs risques graves liés à la consommation de boissons énergisantes, notamment des atteintes au système digestif pouvant provoquer des ulcères de l’estomac et de l’œsophage, des reflux chroniques et de l’acidité. Il évoque également l’épuisement du muscle cardiaque dû à des contractions intenses et à une hausse de la pression artérielle, avec un risque accru d’accidents cardiaques soudains.

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D’autres risques sont également pointés, dont le syndrome associant obésité et diabète, se traduisant par une prise de poids et une diminution de la sensibilité des tissus à l’insuline, augmentant ainsi le risque de diabète de type 2. S’y ajoutent l’érosion dentaire et la fragilité osseuse dues aux acides phosphoriques et carboniques, ainsi que des troubles psychiques et comportementaux tels que l’insomnie, les migraines, l’agressivité et le stress.

L’Observatoire mentionne aussi les risques de déshydratation et d’interactions médicamenteuses, ces boissons étant diurétiques et pouvant interagir dangereusement avec certains traitements, comme les antidépresseurs et les médicaments contre l’hyperactivité.

L’Observatoire soulève enfin plusieurs interrogations : les parents sont-ils réellement conscients de ce que consomment leurs enfants ? Les entreprises assument-elles leur responsabilité face à ce marketing trompeur ? Et la vente de ces boissons à proximité des établissements scolaires doit-elle continuer ?

Il conclut en soulignant que derrière leurs emballages colorés, les boissons énergisantes ne sont pas de simples jus, mais des mélanges chimiques complexes contenant de fortes doses de caféine, des stimulants comme le ginseng et le guarana, ainsi que des sucres et édulcorants dépassant les seuils recommandés médicalement, ce qui peut provoquer des déséquilibres physiologiques importants, en particulier chez les personnes en pleine croissance.