Le barreau a précisé que la cessation des prestations professionnelles ne se limite pas à l’accès aux tribunaux, mais englobe également l’ensemble des administrations publiques dans lesquelles la profession d’avocat est exercée, notamment les établissements pénitentiaires, les conservations et autres administrations concernées.
Cette démarche vise à faire face à ce que le barreau qualifie de “recul législatif” menaçant la profession d’avocat.
Dans un communiqué dont TelQuel Arabi a reçu copie, le barreau explique que cette décision fait suite au communiqué publié samedi 31 janvier 2026, appelant à la poursuite des formes de protestation contre le projet de loi n° 66.23 relatif à l’organisation de la profession d’avocat. Il s’agit notamment de la suspension totale des services professionnels, de l’abstention continue d’accéder aux tribunaux jusqu’à nouvel ordre, y compris le boycott des caisses de paiement ainsi que de la plateforme électronique de dépôt des requêtes, demandes et paiements, et le respect strict de ces consignes.
Le Barreau appelle également à la mobilisation et à une participation active au sit-in prévu le vendredi 6 février 2026 devant le siège du Parlement.
Enfin, il a demandé d’assurer la coordination avec le bâtonnier de l’Ordre et les membres des conseils présents dans les tribunaux, à la tête des commissions, afin de traiter toute situation urgente.
