Ces peines sévères sanctionnent les participants aux manifestations organisées par le mouvement Gen Z 212, qui réclamaient de meilleures conditions dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Les prévenus ont été reconnus coupables de dégradations de biens publics et privés, ainsi que d’agressions contre les forces de l’ordre par jets de pierres.
Les condamnations les plus lourdes ont visé les 22 prévenus originaires de Tanger, qui cumulent plus de 101 ans de prison. Parmi eux, quatre ont écopé de 10 ans ferme, quatre autres de 5 ans, treize de 3 ans, et un de 2 ans.
À Larache, la Cour a prononcé 42 ans de prison : sept personnes ont été condamnées à 2 ans ferme, huit à 3 ans, et une à 4 ans.
Enfin, à Ksar El Kébir, les peines totalisent 25 ans, dont 4 avec sursis : cinq condamnations à 2 ans, deux à 3 ans, une à 5 ans, et deux avec sursis.
À la sortie de l’audience, des scènes d’émotion ont secoué le parvis du tribunal. Des mères, bouleversées par les jugements, ont éclaté en sanglots, certaines s’évanouissant sous le choc.
Les familles, qui avaient passé la nuit entière devant la Cour d’appel dans l’attente du verdict, espéraient des peines plus clémentes. Mais le jugement, d’une sévérité inattendue, a provoqué stupeur et désarroi. Les condamnés devront désormais purger de lourdes peines, sauf si la justice venait à les réviser en appel.
