La “frontière intelligente” de Melilia sera pleinement opérationnelle en avril 2026

La frontière intelligente de Melilia, mise en service le 15 octobre dernier, ne sera pleinement opérationnelle que le 10 avril 2026.

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Un membre des forces de sécurité marocaines à la frontière séparant le Maroc de l'enclave espagnole de Melilia, le 26 juin 2022. Crédit: AFP

Dans un communiqué, la Délégation du gouvernement à Melilia a indiqué que le système Entry/Exit System (EES), qui automatise et informatise la gestion frontalière afin de renforcer la sécurité et la rapidité des procédures, est en cours de déploiement progressif sur une période de six mois avant d’atteindre sa pleine capacité.

La « frontière intelligente » est une initiative de l’Union européenne qui enregistre électroniquement les entrées et sorties des ressortissants de pays tiers sur le territoire Schengen, remplaçant ainsi le traditionnel tamponnement des passeports.

Les premiers jours de mise en service du nouveau système européen de contrôle se sont déroulés sans incident notable au poste-frontière de Beni-Enzar, le seul actuellement opérationnel entre l’Espagne et le Maroc à Melilia.

La déléguée du gouvernement à Melilia, Sabrina Moh, s’est rendue sur place pour vérifier le bon fonctionnement du système et le déroulement des procédures appliquées par la Police nationale et la Guardia civil.

Elle a expliqué que ce dispositif permettra d’empêcher le passage de personnes ne remplissant pas les conditions d’entrée et de signaler celles dépassant la durée de séjour autorisée.

Le système permet également de lutter contre l’usurpation d’identité et l’usage frauduleux de documents de voyage, tout en contribuant à la prévention, à la détection et à l’enquête sur les crimes de terrorisme ou autres infractions graves.

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« L’EES ne permet pas seulement de savoir qui entre, mais aussi qui sort, garantissant que tous les citoyens franchissant la frontière respectent la législation en vigueur », a-t-elle souligné.

Sabrina Moh a également mis en avant l’investissement du gouvernement central, d’environ 10 millions d’euros, consacré à la modernisation de la frontière de Beni-Enzar, ce qui améliore directement les infrastructures et les conditions de travail des agents de la Police nationale et de la Guardia civil.

« Ce nouveau système ne renforce pas seulement la sécurité, il représente aussi un saut qualitatif dans la modernisation de la frontière et dans la qualité du service public rendu aux citoyens », a-t-elle conclu.

Enfin, la déléguée a tenu à remercier l’ensemble des professionnels impliqués dans la mise en place de l’EES, en particulier les forces et corps de sécurité de l’État, pour leur formation, leur engagement et leur implication dans ce processus de transformation technologique et opérationnelle.

(avec EFE)