Lors d’une émission spéciale diffusée lundi soir sur la 2M, le ministre a précisé que cette révision relève des compétences de la Haute Autorité de la Santé, qui sera chargée d’évaluer et d’approuver les nouvelles propositions dès le début de ses missions.
Feuille de soins électronique en 2026
Concernant le chantier de numérisation de la feuille de soins, Tahraoui a indiqué que le ministère s’apprête à lancer une feuille de soins électronique permettant aux patients de suivre leur dossier médical en ligne, sans recourir aux documents papier.
Le projet sera mis en œuvre progressivement à partir du début de l’année 2026, jusqu’à disparition totale du support papier. Cette nouvelle plateforme numérique permettra de réduire les délais de traitement des dossiers, de limiter les erreurs et de faciliter des remboursements rapides et automatisés pour les assurés.
Soutien aux cliniques privées : le ministre clarifie
Au sujet de la controverse sur le soutien aux cliniques privées, le ministre a affirmé que le ministère n’a accordé aucun appui financier direct à ces établissements.
Il a précisé que les débats concernent uniquement des dossiers d’investissement examinés par la Commission nationale des investissements, une instance gouvernementale qui étudie les demandes émanant de différents secteurs.
Tahraoui a expliqué qu’il avait constaté, lors de sa participation aux réunions de cette commission, six à sept projets d’investissement dans le domaine de la santé, dont certains avaient reçu un accord de principe, mais il a demandé la suspension de ces soutiens pour réévaluation, posant la question : « Peut-on encourager un secteur déjà largement encouragé ? »
Il a ajouté : « Il n’est pas logique qu’une clinique privée s’installe face à un hôpital universitaire, ni qu’elle soit implantée dans une zone où elle attirerait le personnel médical du secteur public, le laissant à vide. »
Baisse du prix des médicaments
S’agissant du dossier des médicaments, le ministre a souligné que le ministère mène d’intenses efforts pour réduire les prix, en concertation avec les différents acteurs du secteur, afin de garantir l’accessibilité des médicaments à tous les citoyens.
Il a révélé que les laboratoires étrangers cherchent à préserver leurs marges bénéficiaires, justifiant les prix plus bas pratiqués dans d’autres pays par des facteurs liés à la taille des marchés et aux relations entre gouvernements.
Les négociations actuelles portent donc sur la recherche d’un équilibre entre la baisse des prix et la continuité d’approvisionnement du marché national en médicaments essentiels.
