Manuels scolaires : les libraires marocains déclarent la guerre aux éditeurs

L'association marocaine des libraires dénonce le non-respect par plusieurs éditeurs de la marge bénéficiaire légale de 30% sur les manuels scolaires et menace de recourir à "toutes les formes de lutte légitimes".

Par

MAP

L’Association marocaine des libraires (AML) a publié un communiqué le 13 septembre 2025 suite à une réunion tenue par son bureau exécutif avec le directeur des programmes scolaires au ministère de l’Éducation nationale le vendredi 12 septembre. Cette rencontre était consacrée à la discussion des problématiques liées à la distribution du manuel scolaire et au respect des dispositions du cahier des charges.

Ce qu’il s’est passé

L’AML a publié, le 13 septembre, un communiqué à la suite d’une réunion tenue la veille avec le directeur des programmes scolaires au ministère de l’Éducation nationale. La rencontre a porté sur les difficultés liées à la distribution du manuel scolaire et au respect du cahier des charges.

Pourquoi c’est important

Selon l’association, plusieurs éditeurs refusent d’appliquer la marge bénéficiaire de 30 %, prévue par la loi et répartie entre distributeurs, grossistes et libraires. Ils la remplacent par des taux plus bas jugés « injustes », ce qui, pour l’AML, constitue « une atteinte flagrante aux droits des libraires » et menace l’équilibre de toute la chaîne du livre.

Ce qu’ils en disent

Dans son communiqué, l’association « condamne fermement » ces pratiques, « refuse catégoriquement » toute tentative d’imposer des marges réduites, appelle le ministère à « intervenir de toute urgence » pour faire respecter les engagements légaux, réaffirme son attachement à la marge légale comme garantie de la pérennité des librairies et de leur rôle éducatif et culturel, et annonce sa disposition à entreprendre « toutes les formes de lutte légitimes » pour défendre les droits et la dignité des libraires.

Contexte

Les tensions entre éditeurs et libraires autour des marges ne sont pas nouvelles. Elles réapparaissent à chaque rentrée scolaire, lorsque la demande en manuels scolaires s’intensifie et que les libraires dénoncent des pratiques commerciales qu’ils jugent abusives.

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