Ce rappel vient remettre au centre de l’action publique la logique de territorialisation des politiques (valorisation des spécificités locales, consolidation de la régionalisation avancée et cohérence entre interventions sectorielles et territoriales) afin de garantir à chaque citoyen un accès équitable aux fruits de la croissance. Laftit appelle ainsi à une mobilisation générale des acteurs concernés pour formuler des programmes ancrés sur des priorités claires et des projets à effets tangibles.
Le ministre identifie, par ailleurs, plusieurs axes prioritaires : la promotion de l’emploi, le renforcement des services sociaux de base, une gestion proactive et durable des ressources hydriques et des opérations de réaménagement territorial intégrées. Ces priorités, souligne-t-il, doivent reposer sur un diagnostic territorial actualisé et sur un ciblage des zones rurales encore fragiles, afin d’éviter la dispersion des moyens et de multiplier les synergies entre niveaux de décision.
Dans sa circulaire, Laftit rappelle que certaines régions n’ont pas suffisamment bénéficié de la dynamique de développement, ce qui exige aujourd’hui des réponses plus ciblées et proactives au niveau local. Le ministre estime que les préfectures et provinces, de par leur proximité avec le terrain, constituent le cadre le mieux placé pour piloter l’élaboration de ces programmes et assurer une planification cohérente et un suivi optimal.
Conformément aux instructions, les walis et gouverneurs sont invités à lancer à très court terme des consultations élargies avec l’ensemble des acteurs territoriaux (collectivités, services déconcentrés de l’État, acteurs économiques et société civile) et à organiser des rencontres de sensibilisation pour expliciter la méthodologie retenue et les objectifs recherchés.
La proximité chronologique de ces directives avec le calendrier politique national (le ministre lui-même mentionne le contexte socio-politique à l’approche des élections législatives de 2026) explique la mise en garde explicite contre toute instrumentalisation des programmes à des fins partisanes. Le message est double : accélérer la mise en œuvre pratique du chantier royal tout en préservant son caractère public et apolitique.
