Le dirigeant, qui préside l’institution réunissant les 27 chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, a qualifié la situation à Gaza de “dramatique”. Il a estimé que la décision du gouvernement israélien de prendre le contrôle de la ville de Gaza ne ferait que l’aggraver davantage. “Une telle décision doit avoir des conséquences sur les relations UE-Israël”, a-t-il averti sur le réseau social X.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a elle aussi exhorté vendredi Israël à “revenir” sur son plan pour Gaza.
Fin juin, la Commission européenne avait déjà estimé qu’Israël violait un article de l’accord d’association qui l’unit à l’UE, en matière de respect des droits de l’homme.
En guise de riposte, elle avait proposé de suspendre certains financements européens pour des start-up israéliennes. Mais cette décision n’a pas encore obtenu le feu vert des Etats membres.
Un changement de ton européen face à Israël
Les Vingt-Sept se sont montrés particulièrement divisés sur l’attitude à adopter vis-à-vis d’Israël depuis le début de ses bombardements meurtriers à Gaza, en réplique à l’attaque menée le 7 octobre 2023 sur le sol israélien par le Hamas.
“L’objectif est clairement de témoigner de notre totale désapprobation quant à cette décision (d’Israël d’occuper Gaza)”
Plusieurs Etats membres, dont l’Allemagne, ont longtemps insisté sur le droit d’Israël à se défendre, dans le respect du droit international, tandis que d’autres, comme l’Espagne, dénoncent un génocide à l’encontre des Palestiniens de Gaza.
Berlin a toutefois amorcé un changement de cap majeur vendredi, en annonçant suspendre les exportations d’armes qu’Israël pourrait utiliser à Gaza.
La Belgique a quant à elle annoncé convoquer l’ambassadrice d’Israël après l’annonce du plan israélien pour Gaza. “L’objectif est clairement de témoigner de notre totale désapprobation quant à cette décision”, a affirmé le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot.
Au sein même de la Commission, les lignes commencent elles aussi à bouger. Dans une interview donnée à Politico cette semaine, sa vice-présidente Teresa Ribera a estimé que la situation à Gaza “ressemblait beaucoup à un génocide”.
