Béni Mellal-Khénifra : le PJD dénonce une “attaque mensongère” de Barakat contre le maire de Tabant

Vive tension politique à Béni Mellal-Khénifra : le PJD régional accuse Adil Barakat, président du Conseil régional, d'avoir tenu des propos "mensongers" contre le maire PJD de Tabant lors de la session du 17 juillet. Le parti dénonce une instrumentalisation des projets publics à des fins partisanes.

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Les habitants d'Aït Bouguemez avaient organisé une "marche de la dignité" pour dénoncer leur isolement et réclamer le développement de services de base : routes, médecin et réseau téléphonique. Crédit: DR

Ce qu’il s’est passé

La section régionale du Parti de la justice et du développement (PJD) dans la région Béni Mellal-Khénifra a publié un communiqué au ton virulent en réaction à ce qu’elle qualifie de “sortie hasardeuse” d’Adil Barakat, président du Conseil régional, lors de la session extraordinaire tenue le jeudi 17 juillet. Ce dernier y avait accusé le président de la commune de Tabant à Aït Bouguemez, Khalid Takoukin, d’avoir incité la population à manifester, rapporte Alyaoum 24.

Pourquoi c’est important

Le communiqué du PJD met en lumière des accusations graves de politisation de projets publics, de discrimination territoriale et d’instrumentalisation d’une tribune institutionnelle à des fins partisanes.

Ce qu’ils en disent

Le PJD parle d’une “sortie hasardeuse” et d’une “attaque mensongère” visant à masquer l’inaction du Conseil régional face aux doléances des habitants d’Aït Bouguemez.

Il assure que les manifestations locales ont été pacifiques et qu’elles ont conduit à des projets concrets grâce à l’implication du gouverneur et des autorités locales.

Le parti accuse Adil Barakat de “politiser le développement” en conditionnant l’attribution d’ambulances et de véhicules scolaires à la loyauté politique.

Il dénonce une “falsification des faits” autour des 56 millions de dirhams annoncés, précisant qu’ils concernent toute la région et non uniquement Aït Bouguemez.

Le PJD conteste également la lecture faite par Barakat de la visite d’Aziz Akhannouch en 2019, affirmant qu’elle s’inscrivait dans la campagne “100 villes, 100 jours”, sans lien avec des projets structurants.

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