Ce qu’il s’est passé
La Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS) et AstraZeneca ont signé, mercredi à Rabat, un protocole d’accord pour créer conjointement des Centres d’excellence dédiés aux maladies rares. L’objectif : améliorer la prise en charge des patients et renforcer l’écosystème de santé au Maroc.
Pourquoi c’est important
Le Maroc fait face à un déficit de diagnostic et de traitement pour les maladies rares, qui touchent une population dispersée et souvent sans accès à une expertise spécialisée. Ce partenariat entend combler ce vide en intégrant des plateformes de diagnostic génétique, en développant la recherche clinique, et en formant les professionnels de santé. Il marque également une avancée technologique majeure : la généralisation du séquençage rapide du génome entier (R-WGS), déjà déployé pour la première fois en Afrique par le Centre Mohammed VI.
Ce partenariat s’inscrit dans la durée. Il prévoit l’implantation de centres d’excellence au sein même de la FM6SS mais aussi dans d’autres structures du Royaume. Une dynamique jugée essentielle pour répondre à des besoins médicaux encore peu couverts au Maroc, et consolider l’alliance public-privé dans la santé innovante.
Ce qu’ils en disent
Pour Khalid Boutayeb, directeur du Centre Mohammed VI de la recherche et de l’innovation, cette convention consacre un travail régional ambitieux avec AstraZeneca. Grâce au R-WGS, « le centre atteint une vitesse de croisière » et ouvre la voie à des solutions thérapeutiques adaptées.
Rami Scandar, président régional d’AstraZeneca, décline cinq axes de coopération : raccourcir le délai de diagnostic (actuellement jusqu’à cinq ans), généraliser les tests génétiques, former les soignants, garantir un accès équitable aux traitements, et établir une base de données épidémiologique fiable au Maroc.
