Ce qu’il s’est passé
Le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Béni Mellal a confirmé, mercredi 16 juillet, que le décès de l’homme s’étant jeté du haut d’un château d’eau à Ouled Youssef est dû à une dissection médullaire cervicale, accompagnée d’une dissection de la carotide, d’une fracture du cartilage thyroïdien et d’une déchirure musculaire, à la suite d’une tentative de pendaison avec une corde nouée autour du cou.
Pourquoi c’est important
Ce communiqué met fin aux spéculations entourant les circonstances médicales du décès, survenu après plus de 18 jours de sit-in, dans une affaire qui a suscité l’émoi national et relancé les débats sur les gestes de désespoir extrême en milieu rural. Le communiqué judiciaire clarifie également les conditions de l’intervention des secours et les antécédents de l’individu.
Ce qu’ils en disent
Selon le parquet, l’individu avait agressé un agent de la protection civile à l’aide d’une tige métallique, l’avait déshabillé, ligoté et poussé dans le vide. Ce dernier a pu être intercepté par un sac gonflable antichute, mais a subi des fractures multiples et reste hospitalisé sous surveillance médicale.
Face à la dangerosité de la situation, des unités spécialisées de la Gendarmerie royale sont intervenues pour faire descendre l’homme. Celui-ci a résisté violemment, lançant des objets métalliques et blessant grièvement un gendarme au visage.
Alors que les secours tentaient une approche par grues hydrauliques, l’homme s’est jeté dans le vide, suspendu à une corde fixée à l’échelle du château. L’un des secouristes a réussi à couper la corde, et le manifestant a été intercepté une seconde fois par un coussin de sécurité, avant d’être transféré en soins intensifs, où il est décédé le 15 juillet.
Et maintenant ?
Une autopsie a été ordonnée par le parquet et réalisée par une commission médicale, qui a conclu que le décès est bien lié à une tentative de pendaison, et non à un traumatisme direct lié à la chute.
Le parquet précise également que contrairement aux informations véhiculées, l’individu n’a jamais déposé de plainte concernant le décès de son père en 2019, réfutant ainsi la version largement relayée selon laquelle le sit-in aurait été motivé par une demande de justice familiale.
