Cette réunion s’inscrit dans le prolongement de la Déclaration sur le « Partenariat d’exception renforcé », signée le 28 octobre 2024 par le roi Mohammed VI et le président français Emmanuel Macron. Cette déclaration « a marqué l’ouverture d’un nouveau chapitre dans la longue histoire entre le Maroc et la France » et « appelle notamment à la construction d’un agenda global sur les questions migratoires, incluant la facilitation des mobilités légales, la lutte contre l’immigration irrégulière, la coopération en matière de réadmission et de prévention des départs, ainsi que le renforcement de la coordination entre pays d’origine, de transit et de destination, dans le respect du principe de responsabilité partagée », indique le ministère français de l’Intérieur dans un communiqué.
Les deux parties ont souligné l’importance de la rencontre entre les ministres de l’Intérieur des deux pays, tenue le 14 avril dernier à Rabat, qui « a constitué un jalon décisif dans le renforcement de la coopération bilatérale dans ce domaine ».
Cette réunion a permis « de consolider les bases de l’action commune et notamment d’initier des chantiers importants d’optimisation des procédures administratives liées à la migration dans les deux pays, d’harmonisation des indicateurs pertinents et de mise en place d’une grille commune de lecture et d’analyse des données migratoires ».
Dans ce cadre, la mission conjointe franco-marocaine lancée par les ministres en avril dernier pour proposer des améliorations opérationnelles en matière d’identification et de délivrance des laissez-passer consulaires (LPC) s’est déplacée en France et au Maroc au cours des mois de mai et de juin. Elle a présenté ses conclusions et recommandations lors du GMMP. Les deux parties se sont félicitées des avancées réalisées par cette mission, qui « a permis d’identifier plusieurs axes d’amélioration susceptibles d’insuffler une dynamique renouvelée à l’ensemble du processus ».
Concernant la gestion des mobilités légales, les deux parties ont souligné « la convergence de leurs efforts pour renforcer les mécanismes de migration circulaire et de mobilité humaine dans un cadre maîtrisé ». Elles sont convenues « de renforcer la structuration des dispositifs permettant d’assurer la mobilité des travailleurs saisonniers et le respect de leurs droits ».
Les coprésidents ont également salué « la vitalité des communautés marocaine en France et française au Maroc, véritables vecteurs de rapprochement humain, qui consolident les liens multidimensionnels entre les deux pays ».
Les parties ont réaffirmé « leur engagement commun à faciliter le séjour de leurs ressortissants respectifs, notamment les étudiants et les chercheurs, résidant de part et d’autre de la Méditerranée, pont entre les deux pays pour le transfert de savoirs et de compétences et le rapprochement culturel entre leurs jeunesses ».
Concernant la question des mineurs non-accompagnés, la partie marocaine a rappelé les hautes instructions royales en faveur du rapatriement de tous les mineurs marocains non-accompagnés et dûment identifiés. Les deux parties ont réitéré « leur volonté de mettre en œuvre la Déclaration d’intention signée en décembre 2020 entre les ministères de la Justice de la France et du Maroc, qui a permis l’instauration d’un cadre de coopération protecteur, rigoureux et respectueux à la fois de l’intérêt supérieur de l’enfant, des conventions internationales et des législations nationales respectives ».
Enfin, cette réunion a mis en lumière « la grande convergence franco-marocaine face aux défis géostratégiques et sécuritaires du moment, notamment les formes multiples de criminalité organisée qui alimentent l’instabilité régionale, ainsi que la détermination du Maroc et de la France à y répondre conjointement ».
