C’est une banale journée à la plage qui s’est transformée en cauchemar. Dimanche 15 juin, Ghita, une fillette âgée de 4 ans, a été grièvement percutée par un 4×4 tractant un jet-ski, alors qu’elle jouait dans le sable de la plage de Sidi Rahal, dans la région de Casablanca. L’enfant a été hospitalisée pendant une semaine en soins intensifs dans une clinique privée de la ville. Elle souffrait d’une fracture de la mâchoire, d’un traumatisme crânien nécessitant une intervention chirurgicale, ainsi que d’autres lésions sur l’ensemble du corps.
Le conducteur, interpellé par la gendarmerie royale de Sidi Rahal sur instruction du parquet, a d’abord été placé en garde à vue. Celle-ci a été prolongée de 24 heures en raison de la gravité de l’état de santé de l’enfant. Il a ensuite été présenté une seconde fois devant le parquet vendredi, qui a décidé de le poursuivre en état d’arrestation. Son procès s’ouvre ce lundi.
Le père de la fillette a confirmé l’évolution de la procédure judiciaire dans un message publié sur Facebook. Il y écrit : “Je tiens à clarifier un point concernant l’affaire : le conducteur est bel et bien poursuivi en état d’arrestation et il n’a pas pris la fuite le jour de l’accident, contrairement à ce que certains comptes sur les réseaux sociaux prétendent”.
Il a également exprimé sa gratitude envers les Marocains qui suivent l’état de santé de sa fille, déclarant : “Dieu a accordé une nouvelle vie à ma fille. Louange et gratitude à Lui. Son état de santé s’améliore”.
Une campagne de soutien sur les réseaux sociaux
Le drame, largement relayé sur les réseaux sociaux, a fait l’objet d’une campagne de soutien, sous le hashtag #JusticepourGhita mais aussi d’une propagation de fausses informations et de création de pages en ligne, usurpant le nom de l’enfant pour solliciter des aides financières.
Dans ce même post Facebook, le père de Ghita lance un avertissement : “Pour ceux qui ont créé des pages au nom de Ghita pour demander de l’aide financière : faites très attention ! Ni moi ni mon épouse n’avons de compte TikTok. Et nous n’avons demandé aucune aide financière”. Très affecté, il a demandé la compréhension de la presse et de ses proches : “Pardonnez-moi, je ne suis pas en état de faire la moindre apparition ou entretien en ce moment”.
Enfin, il a indiqué que sa fille a quitté la clinique et reçoit désormais des soins à domicile, précisant que son état psychologique reste préoccupant : “Nous avons pris la décision de la soigner à la maison car son état psychologique s’est beaucoup dégradé. Elle nous demande sans cesse : ‘Pourquoi suis-je comme ça ?’”.
La loi 81-12 relative à la protection du littoral, dans son article 33 interdit formellement le stationnement et la circulation des véhicules sur les plages, les cordons dunaires côtiers et le long du rivage.
