Les autorités sanitaires britanniques soulignent dans un communiqué qu’« il n’existe aucun risque pour le grand public », la transmission interhumaine de la rage n’étant pas documentée. Par précaution, les professionnels de santé et les contacts rapprochés de la victime font l’objet d’une évaluation et, si nécessaire, d’une vaccination.
L’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) rappelle que la rage, transmise par morsure ou griffure d’un animal infecté, est presque toujours mortelle, mais peut être évitée si un traitement post-exposition est administré rapidement. Elle incite les voyageurs à éviter tout contact avec les animaux dans les pays où la rage est présente.
« Je tiens à adresser mes condoléances à la famille de la personne décédée. Si vous êtes mordu, griffé ou léché par un animal dans un pays où la rage est présente, vous devez immédiatement laver la zone exposée abondamment avec de l’eau et du savon, puis consulter un médecin sans tarder pour recevoir un traitement préventif », explique Dr. Katherine Russell, responsable des infections émergentes et zoonoses à l’UKHSA.
La rage ne circule pas chez les animaux au Royaume-Uni, à l’exception de certaines chauves-souris porteuses d’un virus proche. Aucun cas humain transmis par un autre animal n’a été signalé depuis 1902. Entre 2000 et 2024, six cas liés à des expositions à l’étranger ont été recensés.
L’UKHSA recommande aux voyageurs de se renseigner sur la nécessité de se faire vacciner avant leur départ et, en cas d’exposition, de laver immédiatement la zone avec de l’eau et du savon, puis de consulter un professionnel de santé, même s’ils ont été vaccinés.
