En réponse à quatre questions orales à la chambre des conseillers sur les examens du baccalauréat 2024-2025, le ministre a évoqué l’apparition de dispositifs électroniques extrêmement discrets, comme des téléphones de la taille d’une carte de crédit ou des oreillettes invisibles, nécessitant parfois une inspection médicale pour être détectés.
Berrada a précisé que le ministère déploie des efforts soutenus pour mettre en place des solutions techniques efficaces, notamment le brouillage des téléphones, tout en étudiant d’autres moyens pour contrer ces technologies, dans le but de garantir l’intégrité des examens à l’avenir.

Il a par ailleurs annoncé l’introduction d’autocollants de codage secret électronique sur les copies des candidats, apposés dans les salles d’examen par les surveillants. Ces autocollants, conçus pour ne pas pouvoir être retirés ou déplacés, visent à préserver l’anonymat des candidats et à réduire les erreurs de codification.
Des pistes électroniques à l’étude pour lutter contre la triche
Grâce à ces mesures, 2 769 cas de fraude ont été enregistrés cette année, soit une baisse de 12 % par rapport à la session 2024.
Le ministre a assuré que d’autres pistes électroniques sont à l’étude pour renforcer la lutte contre la triche, dans une logique d’égalité des chances et d’évaluation objective.
Concernant les chiffres de la session en cours, Berrada a indiqué que 495 395 candidats sont inscrits, dont 11 % dans l’enseignement privé, 22 % en tant que candidats libres et 67 % dans l’enseignement public. Le nombre de présents aux épreuves a atteint 443 769, avec un taux de présence de 97 % chez les candidats scolarisés et de 64 % chez les candidats libres.
Les lieux d’examen équipés de caméras de surveillance
Pour les candidats en situation de handicap ou ayant des besoins spécifiques, le ministère en a recensé 2 145, dont 84 % scolarisés et 16 % libres. Des aménagements ont été effectués pour 538 cas.
Le ministre a aussi affirmé que les sujets d’examen ont été adaptés pour les élèves marocains revenant de pays en crise comme la Syrie, ainsi que pour les enfants de migrants résidant au Maroc, notamment en provenance d’Afrique. Des candidats malades ont été autorisés à passer les examens dans des hôpitaux, selon un cadre réglementé.

Près de 2 000 détenus ont également bénéficié de conditions spéciales pour passer le bac.
En matière de préparation, plus de 500 sujets ont été élaborés, dont 231 adaptés aux candidats en situation de handicap.
Pour garantir le bon déroulement de cet examen national, les lieux d’examen ont été équipés de caméras de surveillance et sécurisés en coordination avec les forces de l’ordre, notamment pour le transport des sujets et la gestion des centres de passation et de correction. Un plan d’urgence a aussi été mis en place avec les autorités locales.
Enfin, le ministre a rappelé que 30 000 salles réparties dans 1 995 centres ont été mobilisées, avec le même nombre d’observateurs. Environ 50 600 surveillants ont été mobilisés, ainsi que 43 000 enseignants pour corriger quelque 3,9 millions de copies.
