Ces découvertes révèlent une « riche mosaïque de traditions funéraires », selon une étude publiée le 13 mai dans la revue African Archaeological Review et relayée par Live Science.
Les cistes sont des sépultures creusées dans la roche, parfois recouvertes de dalles, dont la construction nécessitait un « investissement considérable en temps et en efforts », explique Benattia.
Outre les cimetières, une douzaine d’abris sous roche présentant des motifs géométriques (carrés, points, lignes ondulées) et des figures anthropomorphes, probablement des représentations humaines ou divines, ont été découverts. Certains motifs montrent huit triangles opposés superposés, appelés localement bi-triangulaires, « souvent interprétés comme des figures anthropomorphes, parfois spécifiquement féminines », précise Benattia.
Des gravures appelées cup marks ont également été recensées, parfois agencées en motifs circulaires ou parallèles similaires à ceux observés dans le Sahara.
Les fouilles ont aussi révélé des menhirs, isolés ou en groupes, mesurant jusqu’à 2,5 mètres de haut. « Les menhirs ont largement été considérés comme des marqueurs territoriaux à l’époque préhistorique », indique Benattia, ajoutant qu’ils « ont aussi pu servir de lieux de rassemblement et d’activité rituelle ».
Pour les chercheurs, ces résultats confirment que les paysages rituels de la péninsule de Tanger sont « bien plus complexes et étendus qu’on ne le supposait jusqu’ici », et présentent des similitudes frappantes avec ceux du sud de la péninsule Ibérique et du Sahara à la fin de la préhistoire.
