Attendues avec impatience, ces pluies bienfaitrices ont redonné vie aux sols arides, favorisant la régénération des pâturages et insufflant un nouvel élan aux principales filières agricoles de la province, notamment l’arganier, l’olivier et les cultures maraîchères.
Au cœur des plaines de Chiadma, les champs des cultures maraîchères retrouvent peu à peu leurs couleurs, et les jeunes pousses, fragilisées par le manque d’eau, se sont renforcées sous l’effet de ce précieux don de ciel.
Pour les agriculteurs locaux qui observent avec soulagement les premiers signes d’une reprise de la végétation, ces précipitations annoncent une production plus abondante et de meilleure qualité, garantissant ainsi un approvisionnement plus stable des marchés locaux dans les mois à venir.
“Ces précipitations nous ont permis d’économiser plusieurs cycles d’arrosage, ce qui réduit nos dépenses en eau et en électricité”
« Ces pluies sont une bénédiction ! Elles vont permettre une récolte plus prometteuse que l’an dernier », confie Hamza Saguer, agriculteur de la commune de Had Draa, à environ 25 km de la Cité des Alizés.
« Depuis le début du mois, je n’ai même pas eu besoin d’activer mon système d’irrigation par aspersion. Ces précipitations nous ont permis d’économiser plusieurs cycles d’arrosage, ce qui réduit nos dépenses en eau et en électricité. J’espère que cette tendance se poursuivra », s’est-il réjoui dans une déclaration à la MAP.
En effet, ce répit dans l’irrigation représente non seulement un allègement logistique, mais aussi une économie précieuse pour les agriculteurs. Partout dans la province, le constat est le même. Les généreuses précipitations ont permis aux agriculteurs de suspendre temporairement leurs systèmes d’irrigation, réduisant ainsi la pression sur les ressources hydriques et allégeant les coûts d’exploitation.
Approché par la MAP alors qu’il s’apprête à appliquer un traitement phytosanitaire pour protéger son champ vert de plusieurs hectares, Rachid Annour, un autre agriculteur d’une localité avoisinante, partage le même optimisme.
« Ces pluies bienfaitrices ont tout changé ! Il y a encore quelques semaines, nos terres étaient desséchées et nos cultures avaient du mal à pousser. Aujourd’hui, grâce à ces précipitations, nos plants ont repris de la vigueur et nous pouvons espérer une bonne récolte », a-t-il dit, avec soulagement.
Cet optimisme est tout aussi palpable au niveau des vergers d’oliviers et d’arganiers, où la floraison, qui s’annonçait incertaine en raison du déficit hydrique, semble désormais sur la bonne voie, laissant entrevoir une saison prometteuse pour ces cultures emblématiques de la province.
Dans une déclaration à la MAP, le directeur provincial de l’agriculture, Ahmed Najid a affirmé que ces pluies salvatrices auront un impact positif non seulement sur les cultures maraîchères et les arbres fruitiers, mais aussi sur les pâturages, ce qui représente un soulagement majeur pour les éleveurs.
L’humidité du sol s’est nettement améliorée, favorisant la germination des cultures de printemps et la régénération des pâturages.
Il a, dans ce sens, expliqué que l’humidité du sol s’est nettement améliorée, favorisant la germination des cultures de printemps et la régénération des pâturages, estimant que les agriculteurs peuvent espérer des rendements plus élevés pour les légumes, les légumineuses et les fourrages, contribuant ainsi à la stabilité du marché local.
S’agissant du secteur de l’élevage, Najid a relevé que la réapparition de la couverture végétale permettra aux éleveurs de réduire leur dépendance à l’achat d’aliments pour bétail, souvent coûteux en période de sécheresse, faisant remarquer que « les parcours naturels se reconstituent progressivement, offrant aux troupeaux une alimentation plus abondante et de meilleure qualité, ce qui aura un impact direct sur la production laitière et la bonne santé du cheptel ».
Enfin, le directeur provincial a mis en avant les effets bénéfiques de ces pluies sur la recharge des nappes phréatiques et des barrages, rappelant que la préservation des ressources en eau demeure une priorité pour assurer la pérennité de l’agriculture locale.
(avec MAP)