Avec 2,95 millions de tonnes de blé tendre importées, soit 47% du total des céréales, le Maroc confirme sa forte dépendance à ce produit, essentiel à la fabrication du pain et de nombreux produits de boulangerie. Toutefois, cette catégorie accuse une baisse de 8% par rapport à la campagne précédente. À l’inverse, le blé dur, utilisé pour les pâtes et la semoule, affiche une hausse marquée de 30%, avec 666.000 tonnes importées.
Le maïs, autre produit phare des importations agricoles utilisé principalement pour l’alimentation animale, enregistre une hausse de 18%, dépassant les 1,94 million de tonnes. L’orge, en revanche, accuse une chute drastique de 39%, avec seulement 529.000 tonnes importées.
Un des éléments marquants du rapport de la FNCL est la hausse spectaculaire des importations de tourteaux de soja, avec un bond de 65% pour atteindre 517.000 tonnes. Cette augmentation, couplée à la baisse de 73% des importations de graines de soja (5702 tonnes), confirme une stratégie d’achat de produits déjà transformés plutôt que de matière première brute. De même, la pulpe de betterave et les tourteaux de tournesol enregistrent des progressions respectives de 23% et 35%.
D’autres sous-produits, comme les drèches de maïs, enregistrent une baisse de 29%, tandis que les importations de son de blé augmentent de 29%, atteignant 219.455 tonnes.
L’analyse des flux d’importation met en lumière le rôle central de Casablanca, qui capte à elle seule 56% des céréales importées. Jorf Lasfar et Agadir suivent respectivement avec 25% et 10% des volumes totaux. En termes de part des importations nationales assurées par les membres de la FNCL, Casablanca représente 89%, suivi de Jorf Lasfar avec 75%.
