Netanyahu exclut tout cessez-le-feu à Gaza avant “l’élimination” du Hamas

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exclu mercredi tout cessez-le-feu dans la guerre contre le Hamas avant “l’élimination” du mouvement islamiste palestinien qui exige l’arrêt des combats pour libérer des otages.

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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en 2017. Crédit: AFP

Nous continuons la guerre jusqu’au bout. Elle se poursuivra jusqu’à l’élimination du Hamas, jusqu’à la victoire. Ceux qui pensent que nous allons nous arrêter sont déconnectés de la réalité”, a déclaré Netanyahu dans une vidéo diffusée par son bureau.

“Nous n’arrêterons pas les combats tant que nous n’aurons pas réalisé tous les objectifs que nous nous sommes fixés : l’élimination du Hamas, la libération de nos otages et la suppression de la menace en provenance de Gaza”, a-t-il ajouté.

“Nous attaquons le Hamas avec le feu, un feu infernal. Partout, y compris aujourd’hui. Nous attaquons également leurs soutiens de près et de loin. Tous les terroristes du Hamas, du premier au dernier, sont des hommes morts. Ils n’ont que deux options : se rendre ou mourir”, a-t-il encore dit.

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Ses déclarations surviennent au moment où le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh a entamé mercredi en Égypte des discussions sur un arrêt des combats qui permettrait des libérations d’otages parmi ceux retenus par son mouvement à Gaza et l’acheminement de davantage d’aide humanitaire dans le territoire assiégé.

Un responsable du Hamas parlant sous couvert d’anonymat a affirmé mercredi à l’AFP à Gaza qu’un “cessez-le-feu total et un retrait de l’armée d’occupation israélienne de Gaza sont un préalable à toute négociation sérieuse pour un échange” d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens.

Les propos de Netanyahu interviennent aussi sur fond de discussions à l’ONU sur un projet de résolution au Conseil de sécurité permettant d’accélérer l’acheminement de l’aide à Gaza.

Le vote a déjà été reporté deux fois et les membres cherchent la bonne formule pour éviter un veto des États-Unis, principal allié d’Israël. Le texte, qui réclamait initialement une “cessation urgente et durable des hostilités” à Gaza, évoque désormais une “suspension” des combats.