Wydad-Raja, diaporama d'un derby spectaculaire! - Telquel.ma

Wydad-Raja, diaporama d'un derby spectaculaire!

YASSINE TOUMI

Crédit: YASSINE TOUMI

Wydad-Raja, diaporama d'un derby spectaculaire!

Le dernier derby entre le Raja et le Wydad, pour le compte des 8e de finale de la Coupe Mohammed VI des clubs champions, a été le...

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    Orwell, Kubrick et Disney – Les Green Boys ont dégainé une référence littéraire avec leur chorégraphie dans le virage sud illustrée par un tifo Room 101. Les Ultras rajaouis ont choisi la chambre de torture décrite par l’écrivain George Orwell pour illustrer les sévices subis par le rival de toujours, le Wydad. Ce tifo fera place à un voile représentant Alex, du film Orange Mécanique de Stanley Kubrick, symbole du jeune rebelle s’imposant par la violence gratuite. Dans leur communiqué, les Green Boys indiquent avoir sélectionné ce personnage pour imager ce que vivent leurs rivaux, tous les jours, dans les rues de Casablanca. En deuxième mi-temps, les Verts dévoilent Donna de Walt Disney. La cane foule un tapis rouge, des billets verts autour d’elle et un dragon jaune sur sa robe rouge, en référence au tifo du match aller des rivaux wydadis.

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    Le parricide des Wydadis –Pour symboliser leur “suprématie”, les Winners ont hissé une toile en trois dimensions au message explicite. Au centre, un roi en rouge, couleur du WAC, avec autour ses “fous” et serviteurs habillés en vert, la couleur de l’éternel rival. En deuxième période, les Wydadis réalisent dans le virage nord une chorégraphie parfaite avec l’inscription “Père Jégo”. De son vrai nom, Mohamed Belhacen, le Père Jégo, a été l’un des fondateurs du Wydad en 1937, avant de quitter les Rouges pour fonder le futur rival, le Raja. Les Wydadis le considèrent depuis comme un père indigne et l’ont rappelé à ses enfants rajaouis. Le tifo “Père Jégo” était accompagné de l’inscription aux airs d’épitaphe à un traître : “De la gloire à la connerie, du club de la résistance à celui de la tromperie”. Quelques secondes plus tard, le virage nord s’est embrasé alors que Aymen Hassouni marquait le but d’avance du Wydad (2-1). Déchaînés et en ébullition, Les Wydadis ont hissé un voile symbolisant des pompiers en train d’éteindre un feu.

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    Ahaddad sonne la charge –Prêté cette saison par le Zamalek contre un chèque de 5 millions de dirhams, Hamid Ahaddad a été longuement critiqué cette saison. Pour lui, le derby a été synonyme de réconciliation avec ses supporters, puisque son but, qui a réduit le score à 4-2, a sonné le retour des siens. Ahaddad, déclencheur de la remontada, a laissé exploser sa joie à la fin du match. Sa femme, une Wydadia qui n’hésite jamais à l’afficher sur les réseaux sociaux, devait au contraire être triste. Y a-t-il eu une scène de ménage une fois à la maison?

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    Enfant de la balle – Il s’appelle El Bachir, il a 13 ans et vient d’Al Haraouiyine dans la banlieue de Casablanca. Supporter du Raja, il s’est faufilé sur la pelouse après le but de Hamid Ahaddad pour glisser quelques mots aux joueurs du Raja, avant de s’écrouler en larmes en les suppliant de revenir au score et éviter une “chouha”. Deux agents de sécurité l’ont sorti du rectangle vert, et, fair-play, la star du Wydad Ismael El Haddad lui a évité des soucis avec les forces de l’ordre en le raccompagnant jusqu’aux gradins. Les mots du gamin ont peut-être plus motivé les Rajaouis que ceux de leur entraîneur à la mi-temps. On aime en tout cas y croire au nom de l’amour inconditionnel du foot qui vous prend enfant.

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    Le mur s’effrite – Auteur du match parfait en première période, le gardien des Wydadis, Ahmed Reda Tagnaouti, a effectué pas moins de 7 arrêts pour conserver l’avantage des siens. Au retour des vestiaires, il encaisse un penalty de Moutouali qu’il a pourtant bien suivi. Réalisant quelques bons arrêts dans la foulée, il permet aux siens de maintenir leurs trois buts d’avance pendant la plus grande partie du match. Mais lors des 15 dernières minutes, ses coéquipiers s’écroulent physiquement et mentalement en cédant à la pression des Verts. L’image parle d’elle-même, il a essayé tant bien que mal d’empêcher ce retour.

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    Conciliabules entre un capitaine et son second –Quelques secondes avant de centrer le coup franc qui amène le but de Ben Malango à la 94e minute, synonyme de qualification pour le Raja, le capitaine Moutouali et son second, Badr Benoun, ont échangé quelques mots. Benoun espérait tromper les défenseurs en reprenant le centre de celui qu’il appelle “L’moch”, mais les Rouges l’ont marqué à la culotte. Et c’est le Congolais Ben Malango, surgi de nulle part, qui plante la dernière banderille des Rajaouis.

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    Un cri traverse la ville – Entre le moment où Moutouali centre et la reprise de la tête de Malango, un silence de cathédrale plane sur le Stade d’Honneur. Lorsque le ballon prend la trajectoire des filets, toute la partie droite du stade se lève. C’est but ! 30 000 supporters verts lancent un cri commun, un “Oulyah” que des témoins affirment avoir entendu jusqu’à Hay Hassani. L’extase peut faire perdre le sens de l’orientation, à l’image de Moutouali qui cavale vers son entraîneur, tandis que les remplaçants courent en direction de leurs supporters de la Magana.

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    Une troisième mi-temps violente – La tension accumulée lors de ce derby épique a hélas tourné au vinaigre. Avant même de quitter le stade, certains supporters du Wydad ont cédé à la provocation de leurs rivaux pour s’attaquer, en masse, à quelques Rajaouis présents sur la pelouse. Les scènes de violence ont dépassé les limites du stade, pour atteindre le boulevard Ghandi et quelques rues avoisinantes.

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