Je n’ai plus de pièces de 50 centimes, prenez un chocolat, un bonbon ou un chewing-gum”. C’est la réponse que nous lance un buraliste du quartier Roudani à Casablanca. “Désolé, mais nous manquons de pièces de monnaie et c’est le cas aussi pour les dirhams. Les responsables nous laissent nous débrouiller avec la clientèle”, admet un jeune vendeur d’une supérette ouverte récemment rue d’Agadir.
“Encore heureux ! Dans certaines grandes surfaces, on ne vous rend pas de petite monnaie tout simplement et comme si c’était parfaitement normal”, témoigne une mère de famille.
La situation n’est toutefois pas uniforme, ni à Casablanca ni ailleurs au Maroc. “Des pièces de 50 centimes, j’en ai à revendre. Chehal bghiti ? (Combien tu en veux ?)”, témoigne, non sans ironie, un habitant du boulevard Mohammed V.
