Le texte, comme le veut la tradition, n’a pas été commenté publiquement. Mais certains messages adressés par Antonio Guterres à la communauté internationale dans son rapport annuel sur le Sahara en disent long. Officiellement, rien ne change : le secrétaire général de l’ONU appelle à une reconduction du mandat de la Mission onusienne au Sahara (Minurso), décrit des tensions armées entre Maroc et Polisario ainsi que la dégradation des conditions de vie à Tindouf. Business as usual.
Mais une phrase revient constamment dans le rapport: “rompre le statu quo”. La patience du secrétaire général de l’ONU semble toucher à sa fin, près de six ans après l’arrêt des pourparlers de Genève. Les faits recueillis dans le rapport témoignent de la situation actuelle du dossier. À l’ouest du berm (ou mur des sables), l’administration fonctionne: infrastructures modernisées, services publics… À l’est, côté Polisario, c’est l’inverse: restrictions de circulation, observateurs bloqués, enclavement humanitaire. Mais au-delà du rapport, un document ayant fuité sur le web semble indiquer un changement de paradigme dans le dossier du Sahara. Explications.
