Sahara : les planètes s'alignent pour le Maroc ?

Entre un rapport du Secrétaire général qui appelle à "rompre le statu quo" et un projet de résolution américain qui place l'autonomie marocaine au centre du jeu, ce mois d’octobre semble décisif pour le dossier du Sahara. Décryptage d'un basculement annoncé, sous réserve de la confirmation, le 30 octobre, du Conseil de sécurité.

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Le texte, comme le veut la tradition, n’a pas été commenté publiquement. Mais certains messages adressés par Antonio Guterres à la communauté internationale dans son rapport annuel sur le Sahara en disent long. Officiellement, rien ne change : le secrétaire général de l’ONU appelle à une reconduction du mandat de la Mission onusienne au Sahara (Minurso), décrit des tensions armées entre Maroc et Polisario ainsi que la dégradation des conditions de vie à Tindouf. Business as usual.

Mais une phrase revient constamment dans le rapport: “rompre le statu quo”. La patience du secrétaire général de l’ONU semble toucher à sa fin, près de six ans après l’arrêt des pourparlers de Genève. Les faits recueillis dans le rapport témoignent de la situation actuelle du dossier. À l’ouest du berm (ou mur des sables), l’administration fonctionne: infrastructures modernisées, services publics… À l’est, côté Polisario, c’est l’inverse: restrictions de circulation, observateurs bloqués, enclavement humanitaire. Mais au-delà du rapport, un document ayant fuité sur le web semble indiquer un changement de paradigme dans le dossier du Sahara. Explications.

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