Dessalement d’eau de mer : les angles morts d'une technologie plébiscitée par le Maroc

Il faut davantage d'eau au Maroc ; le dessalement produit de l'eau ; le Maroc doit dessaler. Le raisonnement est simple, la réalité l'est moins. À travers deux articles qui se font face, TelQuel s'attache à montrer la dualité d'une technologie dont les effets sont plus importants que le seul approvisionnement en eau. Partie 2 : les effets secondaires d'une technologie omniprésente.

Par

Yassine Toumi/TelQuel

L’article précédent s’est achevé sur une question : le dessalement d’eau au Maroc, c’est une trentaine de stations d’ici 2030 qui doivent permettre de produire 1,7 milliard de m3 d’eau douce chaque année. La voiture est lancée, la route semble droite. Mais que se cache-t-il dans les angles morts ? Une technologie développée à grande échelle, quelle qu’elle soit, engendre des conséquences indirectes. Et s’il veut éviter de jouer aux apprentis-sorciers, le Royaume doit les anticiper.

Car si le surplus en eau qu’offre cette technologie est sans conteste une arme de choix dans la lutte contre le stress hydrique qui affecte le Maroc, le déploiement massif de cette ressource non conventionnelle est aussi susceptible de bouleverser des équilibres environnementaux, territoriaux, sociétaux, économiques ou encore agricoles. Dès lors, se pose une question : quel Maroc imagine-t-on pour demain ?

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