L’édition “de la confirmation” de la Coupe d’Afrique des nations féminine avance bien. Le football féminin est sur la bonne voie, avec des écarts de plus en plus restreints entre les nations participantes. Ce qui nous pousse à croire que nos Lionnes sont aujourd’hui plus que favorites. Elles l’étaient déjà sur le papier, elles le sont désormais grâce à ce qu’elles ont proposé jusqu’ici.
Après le match nul face à la Zambie en ouverture, elles ont enchaîné deux victoires. Une première contre la République démocratique du Congo (4-2) et une seconde moins spectaculaire – mais ô combien importante pour terminer en tête du groupe – contre le Sénégal (1-0), samedi 12 juillet. Ce vendredi 18 juillet, les Lionnes de Jorge Vilda ont à nouveau rendez-vous avec l’histoire. Face au Mali, elles espèrent confirmer et faire un des trois derniers pas vers l’or africain.
Avec des favorites historiques en perte de vitesse, nos Lionnes ont un sérieux coup à jouer pour changer de sphère et découvrir celle des championnes. “On y va match par match, chaque adversaire a ses particularités. On ne s’enflamme pas, on connaît nos qualités – on peut jouer n’importe qui –, mais on connaît aussi nos zones de progression”, confiait Jorge Vilda en conférence de presse après la qualification des Lionnes en tête de groupe. S’il ne pense pas déjà à la finale, contrairement à nous, il connaît la route, et sait que pour y arriver, il faut d’abord se défaire des surprenantes Maliennes, avant de passer par la case Ghana ou Algérie en demies d’une CAN déjà entrée dans les livres des records.
La CAN de la confirmation
Et, justement, la Confédération africaine de football compte sur cette CAN pour continuer de promouvoir le football féminin à travers le continent. Six stades, cinq villes pour cette édition. Preuve de cet engouement croissant, la CAF a annoncé une couverture médiatique record : la CAN Féminine 2024 est actuellement retransmise dans plus de 120 territoires, tous continents confondus. Jamais une édition n’avait été autant diffusée, ni suivie, alors qu’en parallèle, l’Euro féminin se déroule en Suisse.
L’objectif affiché par la CAF est clair : faire de ce tournoi une vitrine internationale du talent africain, mais aussi un levier de transformation durable pour le développement de la discipline. Un message parfaitement relayé par le président de l’institution, Patrice Motsepe, qui promet “l’édition la plus mémorable de l’histoire de la compétition”, et compte sur les moyens logistiques et l’expérience du royaume dans l’organisation de grands événements pour réussir son pari.
En attendant, conquis par le parcours historique des Lionnes en 2022, les Marocains rêvent de les voir sacrées, le 26 juillet à Rabat.
