L’amour au temps du capitalisme
Cinéma. 2025 continue de s’annoncer comme l’année du grand retour de la comédie romantique dans les salles obscures, cette fois-ci avec Materialists, un film de Céline Song, avec Dakota Johnson, Chris Evans et Pedro Pascal à l’affiche. La réalisatrice de Past Lives (Nos vies d’avant) revient avec une satire mordante sur les rencontres dans le monde contemporain.
Dakota Johnson incarne Lucy, professionnelle aguerrie des agences matrimoniales qui navigue entre des clients fortunés aux critères impossibles et sa propre solitude, assumée. Son credo ? Ne surtout pas épouser un homme sans fortune. Mais elle est bientôt confrontée à un dilemme cornélien : choisir entre Harry, le parti idéal aux poches bien remplies, ou John, son ex-petit ami fauché.
Derrière la caméra, Céline Song s’amuse avec les codes de la comédie romantique, ainsi qu’avec ceux du couple qui, même lorsque la société évolue, ne changent pas vraiment.
Actuellement en salles.
Clap de fin
Festival. La clôture de la 18e édition de Jazzablanca est à ne pas manquer. Pour ce deuxième et dernier week-end, le public a rendez-vous avec six artistes aux univers aussi riches que différents.
Vendredi soir, l’interprète de jazz Dominique Fils-Aimé se produit sur la scène 21, suivie par la chanteuse marocaine Oum qui présente son 5e album, avant de laisser place au trompettiste libanais Ibrahim Maalouf. Samedi, c’est le groupe congolais Jupiter & Okwess qui démarre la soirée, mêlant rock, funk et soul.

Place ensuite à une fusion inédite entre les Marocains Hamid El Kasri et Mehdi Nassouli, réunis par l’art du guembri. Last but not least, le rappeur américain Macklemore va enflammer la scène Casa Anfa pour un final en beauté et en rythme.
Les 11 et 12 juillet à Anfa Park.
Broder l’héritage
Exposition. Le Musée national de la parure de Rabat accueille, depuis le 4 juillet, une exposition consacrée à l’art du caftan, signée par la créatrice Fadila El Gadi, qui doit sa passion du caftan aux ateliers de broderie qu’elle suivait dans son enfance à Salé, et qui a fondé sa propre maison en 2007.

Désormais, l’exposition “Caftan d’hier, regard d’aujourd’hui” propose un dialogue entre caftans modernes et anciens, à la fois témoins et vecteurs de transmission d’un héritage profondément marocain, qui puise sa force dans un savoir-faire ancestral. Un parcours élégant et immersif, qui célèbre la richesse de la mémoire véhiculée à travers les caftans.
Actuellement au Musée national de la parure à Rabat.
Gnaoua revisitée
Concert. Multi-instrumentiste et chanteur à l’approche résolument contemporaine, Fehd Benchemsi s’entoure des chanteuses Angela Moikeenah et Sasha Worrall, donnant lieu à la formation Fehd Benchemsi & The Lallas, qui se produit régulièrement dans les salles marocaines. Le groupe déploie un univers sonore où le guembri ancestral dialogue avec une section rythmique d’exception emmenée par Hamza Raïs, Hicham Merchane et Chrif Maslouhi.
Le 17 juillet au Théâtre de Verdure, à Agadir.
Vinyle attitude
Musique. Le temps d’une journée, le cinéma Renaissance se transforme en souk musical, avec la 5e édition de l’Oustouwanate, un festival consacré aux amateurs de disques, vinyles, cassettes et objets culturels, en plus de plusieurs DJs qui animeront la journée. Parmi eux, le projet musical Disco Atlas, qui en plus de son DJ set, propose une véritable immersion dans les sonorités, anciennes comme contemporaines, du Maroc.
Le 12 juillet au Cinéma Renaissance, à Rabat.
