Urbanisation : les raisons du développement à deux vitesses des villes marocaines

Malgré les plans d’aménagement régionaux et urbains, les villes marocaines ne se développent pas au même rythme. Pourquoi certains pôles connaissent un essor fulgurant alors que d’autres végètent ? Analyse.

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Essaouira Crédit: DR

Settat a eu Driss Basri, Benguerir et Essaouira ont, respectivement, Fouad Ali El Himma et André Azoulay. On peut ajouter à cette liste Assilah, avec Mohamed Benaissa. Des communes qui ont bénéficié de ce qu’on peut appeler une figure fédératrice, avec suffisamment de pouvoir politique pour faire sortir leur ville d’origine de la précarité, ou du moins en accélérer le développement. Selon Salwa Hanif, qui enseigne le marketing territorial à l’École nationale de commerce et de gestion (ENCG) d’El Jadida, il s’agit d’une des particularités de la politique territoriale au Maroc : “Le développement des pôles urbains est lié à la volonté politique et dépend souvent de figures originaires de ces pôles.” Et de mettre en exergue les motivations de ces politiques, comme “des échéances électorales ou un chauvinisme régional”. Settat, en particulier, illustre ce phénomène. La ville a connu un essor fulgurant grâce au puissant ministre de l’Intérieur de…

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