[FIFM 2022] Anthony Shim : “Dire que les cinémas vont disparaître, c'est comme dire que le monde va périr”

Accueilli par de longues standing ovations lors de ses projections au 19e Festival international du film de Marrakech, "Riceboy Sleeps" du Canado-coréen Anthony Shim, porte sur grand écran une vie prise entre deux mondes. Entretien, entre deux projections, avec son réalisateur.

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Anthony Shim au Festival international du film de Marrakech (FIFM). Crédit: Yassine Toumi / TelQuel

Inspiré, en partie, de la vie réelle du réalisateur, le film aborde les questions d’intégration et d’identité chez les familles d’immigrés. Cette fiction semi autobiographique a séduit le jury qui lui a attribué le prix de la meilleure interprétation féminine du festival.

TelQuel : “Riceboy Sleeps” est votre deuxième long-métrage, mais c’est le premier que vous présentez au Festival international du film de Marrakech. Quelle a été votre réaction quand vous avez appris que votre film serait en compétition au FIFM cette année ?

C’est un honneur inespéré. Souvent, les grands festivals, comme Cannes, ont leur compétition principale où il y a tous les cinéastes vraiment célèbres et puis il y a les nouveaux réalisateurs avec leur premier ou leur deuxième film qui sont présentés comme une sous-catégorie. En apprenant la bonne nouvelle, je pensais qu’on allait figurer dans une sorte de compétition pour les nouveaux réalisateurs. Quand j’ai réalisé que c’était la compétition principale, c’était vraiment difficile à…

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