Le Boualem, le Qatar, la FIFA et la victoire des Lions de l'Atlas au Mondial

Par Réda Allali

  Dimanche prochain, c’est la Coupe du monde 2022 qui démarre, et Zakaria Boualem est en transe. Le Guercifi grognon, à cette occasion, se transforme en gamin surexcité. Il suit tous les matches, commente tout ce qu’il voit, il revit son enfance dans un processus régressif irrésistible qu’il laisse le soin aux spécialistes de commenter. Il faut toutefois préciser que cette édition démarre dans une ambiance particulièrement infecte. On reproche aux Qataris d’avoir maltraité leurs ouvriers, d’avoir acheté la compétition, de ne pas laisser les gens se faire des bisous à l’air libre, d’avoir fabriqué une manifestation réservée aux fortunés, et d’avoir accéléré le processus de destruction de la planète à coups de constructions pharaoniques. Tout ceci est vrai, sans doute, mais on n’enlèvera pas de la tête du Boualem que ces critiques virulentes portent en elles une charge de condescendance, un air de supériorité manifeste qui est la grande spécialité de l’empire quand il parle des barbares. Autrement dit, le héros de ces colonnes peut parfois penser la même chose que les tristes sires européens, mais il ne supporte…

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