Avortement : Meriem, la tragédie de trop

Meriem avait 14 ans, a subi un viol et est morte à la suite d’un avortement clandestin. Son décès bouleverse la société civile. Est-ce l’affaire qui fera enfin avancer une réforme mise au placard depuis 2016 ?

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Manifestation demandant la réforme de l’article 453 sur l’avortement, à Rabat, le 25 juin 2019. Crédit: TNIOUNI/TELQUEL

Le drame de trop ? Dans la nuit du 6 au 7 septembre, Meriem, jeune fille de 14 ans, est décédée des suites d’un avortement clandestin pratiqué au domicile de son violeur, à 15 kilomètres de Midelt. D’après les premiers éléments de l’enquête, un problème d’anesthésie aurait entraîné le décès de la jeune fille. Une tragédie de plus qui a bouleversé la société civile et en particulier les militantes pour les droits des femmes. “C’est la double peine, s’insurge Ibtissam Betty Lachgar, fondatrice du Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (M.A.L.I), qui a été la première à relayer l’affaire. La jeune fille est morte en raison d’une grossesse non désirée, conséquence directe des violences sexuelles subies”. En quelques jours, la Toile s’emballe : des milliers de messages de colère sont relayés sur les réseaux sociaux, associations et collectifs se saisissent de l’affaire, et…

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