Suicides, abus de pouvoir, harcèlement moral : les médecins lancent un SOS

Dans le milieu hospitalier, dénoncer les abus d’un supérieur, c’est courir le risque de voir sa carrière stagner en représailles. Mais depuis le suicide d’un médecin interne du CHU Ibn Rochd de Casablanca, la jeune garde est de plus en plus convaincue de la nécessité de lever le voile sur un management toxique qui gangrène l’hôpital. Enquête.

Par et

TELQUEL

L’onde de choc de la nouvelle du suicide de Yassine Rachid, médecin résident au service d’urologie du Centre Hospitalier Universitaire Ibn Rochd de Casablanca, n’a pas tardé à se faire sentir dans l’ensemble de la profession médicale. À en croire ses collègues, le jeune médecin était “harcelé quotidiennement par un membre de sa hiérarchie au sein de l’hôpital. Depuis l’annonce du décès, les langues se délient et la parole se libère dans le milieu médical, particulièrement parmi la nouvelle garde de médecins, pour dénoncer tout haut ce que tout le monde répète tout bas : le harcèlement est une réalité et les harceleurs agissent en toute impunité. Les associations représentant les étudiants en médecine ont été les premières à réagir au suicide du…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés