Lobbying sur les visas : pourquoi la voix du Maroc résonne peu dans les couloirs de l’Elysée

En coulisses, un réseau consolidé d’acteurs économiques et politiques s’active à défendre la cause du Maroc sur la question des visas. Mais les plaidants ont du mal à se faire entendre.

Par et

Jean-Louis Borloo aux côtés du lobbyiste Omar Alaoui et du président de la CGEM, Chakib Alj, le 14 octobre 2020. Si l’ex-homme politique français fait du lobbying pour le Maroc où il a des intérêts économiques, le syndicat des patrons est léthargique. Crédit: DR

Pour qualifier l’état actuel des relations entre le Maroc et la France, ce visiteur du soir dans les centres de décision en France préfère filer la métaphore : “La relation souffre d’une grippe qu’on soigne en distribuant des kleenex. Et une grippe mal soignée est la porte ouverte à d’autres maux”.

“La relation France-Maroc souffre d’une grippe qu’on soigne en distribuant des kleenex. Et une grippe mal soignée est la porte ouverte à d’autres maux”

Le signe annonciateur du froid entre Rabat et Paris remonte à loin. Depuis l’affaire Pegasus en juillet 2021, les visites de haut niveau se sont réduites et les canaux officiels, bien que maintenus, semblent obstrués. Pour tenter de calmer la colère et éviter une crise ouverte, les relais amicaux du Maroc s’activent en coulisses. “Il y a des initiatives souterraines, discrètes, amicales et parallèles, menées hors des cadres diplomatique et officiel, qui se…

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