Ayoub Nabil : “Même les non-amazighophones se retrouvent dans la musique rock de Jubantouja”

Le fondateur du groupe Jubantouja raconte à TelQuel l’histoire d’un rêve devenu réalité, celui de mettre toute la poésie de la langue amazighe sur le devant de la scène rock.

Par

Jubantouja sur la scène du dernier festival Gnaoua à Essaouira. Crédit: Mohamed Filali Anssari

Je m’appelle Ayoub Nabil, certains m’appellent Juba.” Né dans la vallée d’Aït Bou Oulli il y a 25 ans, Ayoub Nabil mêle, avec son groupe Jubantouja, poésie amazighe, rock alternatif et folk. Le groupe, officiellement né en 2016, séduit un public grandissant, notamment avec Izda Mimoun, sublime premier album entièrement chanté en amazigh. Le 3 juillet, la jeune formation s’est produite au festival Jazzablanca. Rencontre.

TelQuel : La musique, c’était une évidence ?

Ayoub Nabil : Je viens d’une famille de transhumants et d’agriculteurs, porteuse des traditions amazighes et perchée dans la vallée rouge d’Aït Bou Oulli (Haut Atlas central, vers la vallée des Aït Bougmez, ndlr), l’une des plus hautes et des plus isolées du Maroc ! Dans les années 1970, mon père y avait fondé son propre groupe. Bercé par ce rythme musical et créatif, mon imaginaire a été nourri d’envies de scène, à 5 ans à peine.

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés