Histoire : Al-himaya, de la protection au protectorat

Bien avant le protectorat, la protection consulaire a donné lieu à des privilèges dont ont bénéficié des milliers de Marocains et leurs familles, créant, en quelques décennies, une situation intenable pour l’Empire chérifien.

Par

Le sultan Moulay Mohammed Ben Abdallah et Louis XV.

Pour ce mois de ramadan, TelQuel vous propose une radioscopie de la mise en coupe réglée du Maroc au XIXe siècle. De Tanger, capitale diplomatique où transitent les ambassades occidentales, aux accords mortifères des conférences de Madrid en 1880 et d’Algésiras en 1906, l’Empire chérifien verra, presque impuissant, la montée en puissance des intérêts d’ahl al-himaya et de leurs protecteurs étrangers.

La Renaissance européenne au XVIe siècle correspond à un décollage technique, politique, social et intellectuel de l’Occident. A l’inverse, le Machrek comme le Maghreb traversent une période de décadence : celle de “l’inhitat”. L’Europe avance ses pions partout dans le monde arabo-musulman, sous domination ottomane. Mais l’Empire chérifien, lui, fait cavalier seul. Ni les Ottomans, ni les Ibériques n’ont pu lui ravir son indépendance.

à lire aussi

Les capitulations et leurs étrangers

Ces capitulations…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés