Histoire : Tanger, port(e) d’entrée des n’sara

Tanja, la perle du nord, ne l’a pas toujours été. Ce fut plutôt un caillou dans la babouche des sultans. A ce casse-tête territorial, Sidi Mohammed ben Abdallah trouve une parade politique : en faire une ville diplomatique. Pour prémunir le Maroc de l’influence roumie, les consulats et légations européens seront désormais cantonnés à la cité du détroit. Commence alors le fabuleux destin nesrani de Tanger.

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Pour ce mois de ramadan, TelQuel vous propose une radioscopie de la mise en coupe réglée du Maroc au XIXe siècle. De Tanger, capitale diplomatique par où transitent les ambassades occidentales, aux accords mortifères des conférences de Madrid en 1880 et d’Algésiras en 1906, l’Empire chérifien verra, presque impuissant, la montée en puissance des intérêts d’ahl al-himaya et de leurs protecteurs étrangers.  Ala fin du XVIIIe siècle, le Makhzen accélère le transfert des consuls chrétiens vers la ville du détroit. Presque du jour au lendemain, Sidi Mohammed ben Abdallah ne veut plus voir ni apercevoir de diplomates non musulmans se pavaner dans les médinas de l’empire. Quoi de mieux donc que de les envoyer…

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