[VIDÉO] Jaouad Benaissi (AFG) monte sur Le Ring : “L’élection d’Akhannouch risque de berlusconiser” le champ politique marocain

Après la défaite cuisante de la gauche lors des dernières élections, le membre de l’Alliance de la fédération de gauche (AFG), Jaouad Benaissi, est monté sur Le Ring.

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Celui qui était tête de liste de l’AFG dans la province de Sefrou a partagé ses inquiétudes concernant la transformation du champ politique marocain qui risque, selon lui, de se “berlusconiser” avec l’élection du milliardaire Aziz Akhannouch, malgré le désengagement de ce dernier de sa holding familiale. Cet avocat de profession revient aussi sur l’échec de la gauche, ses limites et son détachement des besoins réels du citoyen.

Round 1 : Un “Berlusconi” marocain à la primature ?

Avec l’élection de Aziz Akhannouch à la tête du gouvernement, Jaouad Benaissi s’inquiète d’une éventuelle “berlusconisation” du champ politique marocain et alerte des risques du mariage entre la politique et l’argent. Pour lui, “le fait que le futur chef du gouvernement fasse partie des plus grandes fortunes de ce pays, nous donne le droit de penser légitimement au risque qu’il devienne un nouveau Berlusconi”, assure Benaissi.

Round 2 : Une opposition impuissante ? 

Pour Jaouad Benaissi, la démocratie marocaine a besoin d’une opposition “forte, pragmatique et réaliste”, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, notamment à cause de la gauche, qu’il décrit comme un “échec total devenu un phénomène de café”.

Benaissi ajoute que “les partis politiques marocains commencent à se comporter comme des équipes de foot à l’approche des élections en se prêtant des joueurs”, comme le cas de l’USFP où Driss Lachgar “a viré tous les cadres de son parti”.

Round 3 : AFG, un holding de partis sans valeur ajoutée ?

Jaouad Benaissi, qui avait promis, lors de sa candidature à Sefrou, d’acquérir un hélicoptère pour intervenir dans les régions montagneuses, admet que l’AFG manque d’argent et de financements. Malgré ses nombreuses promesses de campagne, le candidat de gauche n’a pas réussi à récolter plus de 1053 voix. “Les gens en province préfèrent voter pour un mafieux qu’ils voient tous les jours”, regrette-t-il.

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