La France reconnaît les vaccins chinois conditionnés par une dose supplémentaire Pfizer ou Moderna

La France assouplit les conditions d'octroi du pass sanitaire aux personnes vaccinées Sinopharm ou Sinovac à l'étranger, à condition de recevoir une dose supplémentaire Pfizer ou Moderna.

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Un travailleur de la santé montre une dose du vaccin développé par le laboratoire chinois Sinopharm contre le Covid-19, dans un centre de vaccination à Amman, en Jordanie, le 13 janvier 2021. Crédit: Khalil Mazraawi / AFP

Les personnes ayant reçu un vaccin chinois pourront recevoir leur pass sanitaire en France « 7 jours après l’administration d’une dose complémentaire d’un vaccin à ARN messager« , c’est-à-dire Pfizer ou Moderna, selon un décret paru mercredi au Journal officiel et dont se font écho jeudi les médias locaux.

L’administration de la dose complémentaire devra être faite « au moins quatre semaines après la dernière injection réalisée à l’étranger« , a précisé la Direction générale de la santé (DGS) dans une note destinée aux soignants.

Pour pouvoir bénéficier de cette troisième dose, ces personnes « devront présenter la preuve papier ou numérique de leur vaccination complète« . Si elles n’ont eu qu’une seule dose de vaccin chinois, elles « devront recevoir deux doses de vaccin à ARNm afin de compléter leur schéma vaccinal et ainsi obtenir leur pass sanitaire en France« , souligne la DGS.

Spoutnik toujours sur la touche

Les personnes vaccinées avec deux doses d’une des versions d’AstraZeneca fabriquées pour le marché extra-européen pouvaient déjà obtenir leur pass sanitaire « en passant via le portail ‘Français de l’étranger’ ou le portail ‘Touriste' » du ministère des Affaires étrangères, rappelle la DGS.

Jusqu’à présent, la France ne reconnaissait pour son pass sanitaire que quatre vaccins anti-Covid autorisés par l’Agence européenne du médicament (EMA) et la Commission européenne : ceux de Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Janssen (Johnson & Johnson), alors qu’au niveau mondial, l’OMS en reconnaît d’autres comme les vaccins chinois Sinopharm et Sinovac, ainsi que des versions du vaccin AstraZeneca fabriquées hors Union européenne (comme le vaccin Covishield indien).

Le vaccin russe Spoutnik V, lui, n’est encore reconnu ni par l’UE, ni par l’OMS.

(avec MAP)

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