Maroc-Algérie, l’urgence de la concorde

Après un été particulièrement virulent entre l’Algérie et le Maroc, la perspective d’un automne, voire d’un hiver des relations inquiète. Pour espérer revoir un printemps entre les deux pays, TelQuel ouvre ses colonnes aux consciences éveillées de part et d’autre de la frontière.

Par et

Des gens se tiennent du côté algérien de la frontière avec le Maroc, le 14 juillet 2011. Drapeaux algériens et marocains flottant au vent. Si proches, si loin... Crédit: AFP PHOTO / FAROUK BATICHE

Les voici de nouveau dos à dos, irréconciliables, ces deux États, allègrement présentés ici et ailleurs comme “frères” et “voisins” mais qui n’ont de cesse de s’observer de loin, en chiens de faïence, derrière des frontières fermées depuis presque trois décennies. Et dans la lente dégradation de leurs relations, cet été 2021 a été particulièrement singulier. Conséquence de ces tensions : l’annonce, le 24 août, par le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, de la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. Alger reproche à Rabat de “n’avoir jamais cessé de mener des actions hostiles” à son encontre. Plus à l’ouest, au soir même de l’annonce, on dit dans un communiqué regretter une décision “complètement injustifiée mais attendue”, tout en rejetant des “ prétextes fallacieux, voire absurdes, qui la sous-tendent”. Coincé dans un été…

article suivant

Premiers téléviseurs à intelligence cognitive au monde - Les téléviseurs Sony BRAVIA XR sont désormais disponibles au Maroc