Pegasus : la méthodologie de Forbidden Stories et d’Amnesty International à l’épreuve d’un spécialiste de la cryptographie

Une semaine après la publication de l’enquête sur le logiciel Pegasus, la démarche adoptée par Forbidden Stories et Amnesty International pour formuler les accusations d’espionnage est-elle valide d’un point de vue scientifique et technique ? L’opinion d’un expert.

Par

Le Maroc est accusé d’être un client du groupe israélien NSO, développeur du logiciel espion Pegasus Crédit: DR

Depuis la révélation de l’affaire Pegasus, les réactions s’enchaînent. Dernière en date, le Maroc, accusé d’avoir utilisé l’outil de la firme israélienne NSO Group pour espionner aussi bien des journalistes marocains que des hommes politiques algériens ou français, a décidé de porter l’affaire devant la justice. “L’État marocain entend immédiatement saisir la justice française, car il souhaite que toute la lumière soit faite sur les allégations mensongères de ces deux organisations qui avancent des éléments sans la moindre preuve concrète et démontrée”, a déclaré à l’AFP l’avocat du Maroc dans cette affaire, Olivier Baratelli. Au-delà des gros titres des médias sur cette affaire, c’est la méthodologie adoptée par l’organisation Forbidden Stories, avec l’appui technique d’Amnesty International, qui pose question.

Pegasus ou malware similaire ?

Pour Nadim Kobeissi, chercheur en cryptographie appliquée, sécurité et confidentialité, et ancien professeur de l’Université de New York…

article suivant

L'icône James Bond cherche un repreneur