Le nouveau ministre espagnol des Affaires étrangères veut renforcer les relations avec le Maroc, “notre grand ami”

Le nouveau ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a prêté serment ce lundi 12 juillet devant le roi Felipe VI. Il a eu un mot pour le Maroc.

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José Manuel Albares prête serment en tant que nouveau ministre espagnol des Affaires étrangères lors de la cérémonie de prestation de serment au palais de la Zarzuela à Madrid le 12 juillet 2021. Crédit: Andres BALLESTEROS / POOLAFP

Suite au remaniement ministériel opéré samedi 10 juillet en Espagne, les nouveaux membres du gouvernement dirigé par Pedro Sánchez ont prêté serment ce lundi devant le roi Felipe VI.

Parmi eux, le nouveau ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, qui remplace la controversée Arancha González Laya, en pleine crise diplomatique entre le Maroc et l’Espagne.

Selon ses propos rapportés par le quotidien El País, le nouveau chef de la diplomatie espagnole a indiqué avoir travaillé avec le chef du gouvernement en le conseillant, en apprenant avec lui, toujours dans le domaine des relations internationales”, a déclaré Albares à propos de Pedro Sánchez. Je partage pleinement son projet politique : ses objectifs et ses idéaux”, a-t-il ajouté.

“Je suis vraiment conscient que l’ensemble du ministère traverse des moments très difficiles, très difficiles pour la planète entière, pour le monde entier. Jamais auparavant nous n’avions connu une crise sanitaire qui s’est transformée en crise économique, et en crise sociale, et si on ne gère pas ça bien, cela pourrait se transformer en crise diplomatique en raison des déséquilibres qui peuvent survenir autour du vaccin, a souligné le ministre.

Albares a indiqué que l’Espagne devait travailler avec ses partenaires et amis, citant explicitement le Maroc : il faut renforcer nos relations, notamment avec le Maroc, notre grand ami”. Des propos qui interviennent en pleine crise diplomatique et politique entre Madrid et Rabat, qui a éclaté après l’accueil, fin avril en Espagne, du leader du Front Polisario Brahim Gali.

“Le Maroc a cessé de considérer González Laya comme un interlocuteur valable après la crise”, souligne El País, et Sánchez a décidé de la sacrifier dans le remodelage de son gouvernement pour retrouver le dialogue avec le pays voisin”, analyse le quotidien espagnol.

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