La ministre espagnole des Affaires étrangères veut “désamorcer la tension avec le Maroc avec discrétion”

La ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha González Laya, s'est exprimée ce mardi 15 juin sur la radio espagnole Cadena SER au sujet des derniers rebondissements dans la crise diplomatique avec le Maroc.

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Arancha González Laya, ex-ministre espagnole des Affaires étrangères, le 15 juin 2021 lors d'une interview avec la radio Cadena SER. Crédit: Capture d'écran/Cadena SER

La ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha González Laya, a indiqué, mardi 15 juin dans l’émission “Hor por Hoy” diffusée sur la radio Cadena SER, vouloir rester “discrète” sur la situation diplomatique avec le Maroc afin de réorienter la situation”.

“Nous créons les conditions (de cette réorientation, ndlr) par discrétion. Je ne veux rien dire ou faire qui puisse remettre en cause notre volonté de reprendre nos relations avec nos interlocuteurs marocains”, a déclaré la cheffe de la diplomatie espagnole.

“Nous allons désamorcer la tension avec le Maroc avec discrétion et peu de bruit. C’est une situation que l’Espagne n’a pas recherchée et ne veut pas continuer à l’avenir”, a-t-elle ajouté, sans dire s’il y avait eu des réunions ou des conversations de quelque nature que ce soit avec son homologue marocain, Nasser Bourita, note l’agence de presse Europa Press.

Interrogée sur la décision prise par le Maroc début juin d’annuler l’opération Paso del Estrecho (passage du détroit de Gibraltar par les ports espagnols pour les MRE, ndlr), Laya a rappelé que le monde n’avait pas encore atteint la normalité” d’avant la pandémie.

“Concernant la traversée du détroit, cette année, nous ne sommes pas dans une année de normalité prépandémique (…). N’oublions pas que l’Espagne a aussi ses frontières fermées avec une dizaine de pays”, a-t-elle noté.

“Il est important que nous donnions une impulsion à la négociation aux Nations unies concernant le Sahara”

Enfin, sur la question de savoir si le président des Etats-Unis, Joe Biden, devrait changer la position de son prédécesseur sur le Sahara, Laya n’a pas voulu “spéculer” ou parler” pour eux.

“Nous respectons nos partenaires et alliés. Il appartiendra aux États-Unis de décider quelle est leur position. (…) Ce que l’Espagne a toujours dit, et c’est quelque chose que les États-Unis, l’Allemagne et la France partagent, c’est qu’il est important que nous donnions une impulsion à la négociation aux Nations unies concernant le Sahara. Que chaque pays définisse ses positions, mais nous n’allons pas interférer”, a-t-elle tranché.

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