Pas de passeport vaccinal européen pour le Maroc

Le certificat sanitaire européen, aussi appelé passeport vaccinal, entre en vigueur le 1er juillet pour les 27 pays de l’Union européenne. Une manière de relancer le tourisme, sauf que l’UE n’autorise finalement que quatre vaccins sur son territoire : Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson.

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Kirsty O'Connor / POOL / AFP

Après de longues négociations, le passeport vaccinal entre enfin en vigueur, le 1er juillet, au sein de l’Union européenne. L’objectif ? Relancer le tourisme en facilitant les déplacements entre les frontières tout en limitant la transmission du virus.

Le principe est assez simple. Le certificat sanitaire se présente sous la forme d’un QR-code à présenter à l’entrée du pays de destination. Il permet de fournir la preuve d’une vaccination, mais aussi d’un test PCR ou antigénique négatif, ou d’une guérison du Covid-19. Il est alors possible d’éviter les quarantaines et les tests normalement obligatoires au cours du voyage.

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Cependant, l’Union européenne a affiné ses critères d’obtention du passeport vaccinal, réduisant drastiquement la possibilité de l’utiliser. Seuls Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson sont autorisés. Les vaccins Spoutnik (Russie), Sinovac (Chine), CureVac (Allemagne) ou encore Novavax (États-Unis) font l’objet d’un “examen continu”.

L’UE ne reconnaît donc pas les doses de Covidshield, le vaccin Astrazeneca produit en Inde. Cette décision a été justifiée par l’Agence du médicament européenne (EMA) : “On parle là de produits biologiques, et même de minuscules différences dans les conditions de fabrication peuvent entraîner des différences dans le produit final.”

Les vaccins utilisés au Maroc non reconnus

Le Royaume du Maroc, dont la population est vaccinée avec des doses de Covidshield ou de Sinopharm (Chine), ne peut donc pas accéder à ce passeport vaccinal européen. C’est aussi le cas du reste de l’Afrique. L’Union africaine et ses Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC-Africa) en ont souligné des risques de discrimination dans un communiqué : “Les règles actuelles mettent en péril le traitement équitable des personnes vaccinées dans des pays ayant recours au programme Covax, y compris dans la majorité des États membres de l’Union africaine.

Les déplacements vers l’Union européenne avec un justificatif d’un test PCR négatif ou d’une guérison sont autorisés. Il faut toutefois faire attention aux critères de chaque pays, car certains ont ajouté des conditions au certificat sanitaire européen.

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