La justice espagnole refuse le retrait du passeport de Brahim Ghali, qui ne sera pas poursuivi en état d’arrestation

Le chef du Polisario Brahim Ghali, qui fait face à des accusations de torture, de crimes de génocide, de détention illégale et de disparitions, ne sera pas placé en détention provisoire, a annoncé le juge de l’Audiencia nacional, la plus haute juridiction espagnole.

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Brahim Ghali, chef du Front Polisario. Crédit: AFP

Ce mardi 1er juin, le juge de l’Audiencia nacional, la plus haute juridiction espagnole, Santiago Pedraz, a rejeté toutes les mesures conservatoires demandées à l’encontre du chef du Polisario Brahim Ghali, notamment le placement en détention provisoire et le retrait de son passeport, rapporte le quotidien espagnol El País.

Brahim Ghali a témoigné ce matin par visioconférence depuis l’hôpital San Pedro de Logroño en Espagne, où il séjourne. Durant son interrogatoire, “Ghali a nié les crimes qui lui sont attribués, selon des sources légales”, précise la même source.

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Le leader des séparatistes sahraouis fait l’objet de deux plaintes déposées contre lui : l’une de l’activiste Fadel Breica, de nationalité espagnole, qui l’accuse de torture et détention illégale dans les camps de Tindouf en 2019, et l’autre de l’Association sahraouie pour la défense des droits de l’Homme (Asadeh), qui l’accuse de crimes de génocide, de détention illégale et de disparitions.

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