Israël-Palestine : Antony Blinken compte “travailler” avec le Maroc pour “mettre fin au conflit”

Alors que le conflit entre Israël et la Palestine gagne en intensité, Nasser Bourita s’est entretenu avec son homologue américain Antony Blinken ce 18 mai. D’après une publication sur Twitter du secrétaire d’État américain, les deux pays comptent “travailler ensemble pour mettre fin à ce conflit”.

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Antony Blinken prend la parole lors de son audience de confirmation au poste de secrétaire d'État devant la commission des relations étrangères du Sénat, au Capitole à Washington, le 19 janvier 2021. Crédit: Graeme Jennings / POOL / AFP

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a annoncé s’être entretenu avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, de “l’importance de rétablir le calme” au Proche-Orient afin d’éviter de “nouvelles pertes de vies humaines”.

Dans une publication sur son compte Twitter ce mardi 18 mai, le chef de la diplomatie américaine a réaffirmé le rôle de “partenaire stratégique” du royaume, avec lequel les États-Unis comptent travailler “pour mettre fin à ce conflit”.

Lourd tribut

D’après un communiqué du département d’État américain, les deux hommes ont fait part de leur “préoccupation commune concernant les violences en Israël, en Cisjordanie et à Gaza”. “Le secrétaire d’État a souligné l’importance d’un partenariat bilatéral solide et le rôle clé du Maroc dans la promotion de la stabilité dans la région”, poursuit le document.

Les deux hommes ont déjà eu l’occasion de s’entretenir le 30 avril, quelques jours après une réunion du Conseil de sécurité consacrée au Sahara. Cette fois, le contexte est tout autre : la bande de Gaza a de nouveau été pilonnée par des bombardements israéliens dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 mai, détruisant de nombreux bâtiments de l’enclave palestinienne alors que le conflit s’embrase au Proche-Orient.

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L’escalade est particulièrement meurtrière avec un lourd bilan humain à déplorer une semaine seulement après le début des attaques. Depuis le début de la crise qui a éclaté le 10 mai, on dénombre plus de 200 morts côté palestinien, dont 59 enfants, et dix morts côté israélien, dont un enfant, d’après les chiffres communiqués le 18 mai.

Pas “d’obstacle à la diplomatie”

Alors que les bombardements israéliens sur la bande de Gaza ont repris lundi 17 mai, la diplomatie américaine est particulièrement visée pour son attentisme sur la situation au Proche-Orient.

Mardi, les États-Unis se sont opposés pour la quatrième fois en l’espace d’une semaine à l’adoption d’une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU, qui appelait à “une cessation des violences” et à “la protection des civils, notamment les enfants”, selon différents diplomates cités par l’AFP.

À la crise sécuritaire s’ajoute le risque d’une crise humanitaire, avec près de 40.000 Palestiniens déplacés et 2500 personnes qui ont perdu leur maison dans les bombardements.Crédit: Mahmud Hams / AFP

Interrogé ce même jour lors de sa visite en Islande, Antony Blinken a nié toute volonté “d’obstacle à la diplomatie” onusienne, réitérant l’engagement de son gouvernement en faveur d’une “diplomatie très intensive”, bien que “discrète”.

Le monde arabe est particulièrement concerné. Le 17 mai, le secrétaire d’État américain s’est notamment entretenu avec le ministre tunisien des Affaires étrangères, Othman Jerandi, de la situation au Proche-Orient. Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi est également attendu à la médiation entre Israël et le Hamas. Des discussions ont eu lieu, lundi, avec le président français Emmanuel Macron lors d’une rencontre à l’Élysée.

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