Bienvenue à Gilead : les extrémistes et les prières de Tarawih

Par Yassine Majdi

La différence que quelques petites heures peuvent faire. Dans la soirée du 12 avril, Casablanca était une fête comme ont sans doute dû l’être Rabat, Tanger ou encore Marrakech au même moment. Nombreux sont ceux qui se sont agglutinés sur les terrasses de café pour obtenir une dernière dose de vie sociale avant le grand plongeon. Les terrasses étaient bondées comme rarement durant l’année passée, certains semblant même se délecter, dans les espaces les plus serrés, de la mauvaise odeur de la fumée de cigarettes. L’alcool en moins, on se serait presque cru à Paris. L’ambiance était défiante. On se serait presque pris au jeu de taguer “fluctuat nec mergitur” sur les murs en symbole de ce sentiment de résistance face à une pandémie qui n’a malheureusement toujours pas fini d’affecter nos vies quotidiennes. 12 heures plus tard, le scénario est tout autre. Comme pour mieux accompagner l’ambiance environnante, le ciel est gris. Il pleut. Et les mines sont déconfites. En ce premier jour de ramadan, Casablanca ne respire pas la joie, bien au contraire. La faim et le jeûne…

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