En l’absence de vols de rapatriement, les MRE entre frustration et ingéniosité pour retourner au pays

Alors que Français et Espagnols sont peu à peu rapatriés via des vols spéciaux autorisés, plusieurs Marocains résidant à l’étranger n’ont pas la possibilité de revenir au pays ou en repartir. Avec parfois certaines urgences familiales ou scolaires et situations complexes, certains s’accrochent à l’espoir d’organisation de vols spéciaux.

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L'aéroport Mohammed-V, à Casablanca. Crédit: DR

Fin mars, pour assister aux obsèques de son père, Zoubida*, acte de décès en poche, prend un billet Paris-Tunis pour contourner la fermeture des frontières. Désillusion à Tunis, la police aux frontières lui notifie l’impossibilité d’embarquer vers le Maroc même si elle en a la nationalité. Elle se rebat sur deux billets séparés, Paris-Dubaï puis Dubaï-Casablanca. On lui notifie qu’il lui faut une autorisation spéciale du consulat marocain. Retour en France.

L’angoisse de la première fermeture

Moncef* est étudiant en France. Le 28 mars, lorsque sa famille lui annonce l’état de santé critique de son père, il se précipite à son chevet au Maroc. La fermeture des frontières avec la France est intervenue le lendemain de son arrivée. Bloqué au bercail, il stresse pour son examen du 21 avril prochain, la…

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